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Bulletin Quotidien Europe N° 11690
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INSTITUTIONNEL / Parlement

M. Tajani veut réformer la communication du Parlement européen

Le candidat du groupe PPE à la présidence du Parlement, Antonio Tajani (italien), prévoit de réformer le mode de communication du Parlement européen auprès des citoyens, à en croire son manifeste politique consulté par EUROPE jeudi 15 décembre.

« La communication ne peut pas se limiter à la communication d'informations », écrit le candidat PPE qui veut faire de la communication une véritable « politique » pour informer les citoyens. Il veut ainsi renforcer le rôle des rapporteurs et des rapporteurs fictifs dans la communication de l’institution sur les activités législatives et celui des dirigeants de groupe et des coordinateurs de commission pour ce qui est de la programmation législative. Cette nouvelle forme de communication doit être, selon lui, « structurée de manière systématique ». Pour M. Tajani, il s’agit là d’un chantier crucial pour les deux prochaines années afin de contrer l’euroscepticisme et les tendances populistes et « démontrer que nous atteignons nos objectifs ».

Priorité au Marché unique numérique, à l'Union de l’énergie et au Plan Juncker

Sur le volet législatif, le candidat du PPE veut adopter une démarche plus « inclusive » afin de représenter la diversité du Parlement, en ligne avec la position de son groupe en faveur de la « grande coalition » face aux partis eurosceptiques (EUROPE 11689). Il énonce par ailleurs les dossiers législatifs qui seront primordiaux : le marché unique numérique, l’Union de l’énergie, le Plan d’investissement, la réindustrialisation du marché unique, mais aussi la politique fiscale, l’intégration approfondie de l’union monétaire et économique, la politique migratoire, l’aide au développement des États africains, la politique sociale et en faveur de l’emploi et, enfin, en toute dernière position, la lutte contre le changement climatique.

Le sommet de Rome comme point d’horizon. Le candidat fixe un jalon crucial sur le moyen terme, celui du Sommet de Rome qui se tiendra le 25 mars prochain. Pour le député, ce Sommet doit marquer le début d’une nouvelle ère pour l’intégration européenne ; il veut que la position du PE serve de texte de base pour le Livre blanc sur le futur de l’UE.

« Paris vaut bien une messe ». La candidature du PPE est contrariée par la position du groupe S&D et de son candidat, Giovanni Pittella, lui aussi de nationalité italienne (EUROPE 11688), qui rejette le principe de « la grande coalition » qui avait prévalu jusqu’alors. Mercredi 14 décembre, la députée française sociale-démocrate, Pervenche Berès, a pointé du doigt la position ambiguë de M. Tajani vis-à-vis de l’extrême droite. « Fait-il sienne la maxime 'Paris vaut bien une messe ?' », s’interroge Mme Berès dans son communiqué. Et de conclure « Accepter le soutien de l’extrême droite européenne serait une tache indélébile sur le Parti qui se présente comme étant l'héritier de Gasperi, Schuman et Spaak ». (Pascal Hansens)

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