Le Comité européen des régions (CoR) a adopté, mercredi 7 décembre, l'avis de Jacques Blanc (PPE, français) qui contient des recommandations pour lutter contre la volatilité des prix agricoles.
Le Comité des régions souligne que les dispositifs de gestion des risques restent un parent pauvre de la PAC. Ils n'absorbent en effet que 0,4 % du budget agricole total.
Les propositions du Comité européen des régions se focalisent sur trois grands axes : - renforcer le rôle des acteurs privés, notamment des interprofessions, dans la régulation des marchés agricoles, en étendant l’obligation de contractualisation tout au long des filières, en adaptant le droit de la concurrence aux spécificités des marchés agricoles et en luttant contre les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ; - élargir la palette d’outils de gestion des risques et des crises disponibles pour les agriculteurs, en jouant sur la complémentarité des instruments (épargne de précaution, assurances et marchés financiers, fonds de mutualisation sectoriels), tout en veillant à ne pas lier de manière excessive le budget de la PAC (politique agricole commune) aux aléas du marché, afin d’en préserver le montant ; - encourager, dans le cadre de la future PAC, ainsi qu’aux niveaux local et régional, une augmentation de la valeur ajoutée dégagée par les exploitations, grâce à une amélioration de leur productivité et au développement de systèmes alimentaires territorialisés, tout en renforçant la durabilité écologique des pratiques agricoles.
Les dirigeants locaux et régionaux demandent à la Présidence slovaque de prendre en compte leurs recommandations dans les conclusions du Conseil sur le renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne d'approvisionnement et sur la lutte contre les pratiques commerciales déloyales (EUROPE 11683). (Lionel Changeur)