Le Parlement européen a approuvé (438 voix pour, 194 contre et 7 abstentions), jeudi 1er décembre à Bruxelles, le budget de l’UE pour 2017 (EUROPE 11677). Ce dernier a été signé dans la foulée par le président du PE, Martin Schulz.
Le débat, la veille en plénière, a montré que les députés estimaient que le budget 2017 constituait un pas dans la bonne direction. Nombreux sont ceux qui auraient souhaité cependant des fonds plus importants en matière d’investissement, de croissance, d’emploi ou de contrôle des flux migratoires.
Le montant total des engagements est fixé à 157,88 milliards d'euros et celui des paiements à 134,49 milliards d'euros. En tenant compte des budgets rectificatifs 1 à 6, le budget 2017 de l’UE sera en hausse de 1,7% en engagements, mais en baisse de 1,6% en paiements en raison de la baisse de 11,2% des crédits au titre de la politique de cohésion. Dans l'ensemble, cela laisse une marge sous les plafonds du CFP (cadre financier pluriannuel) pour 2017 de 1,1 milliard d’euros en crédits d'engagement.
Le PE a salué notamment l’enveloppe supplémentaire de 200 millions d’euros (50 millions pour 4 programmes) obtenue pour : COSME (soutien aux PME), Le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe, Horizon 2020 et Erasmus+ (mobilité des étudiants).
La mobilisation de l'instrument de flexibilité en 2017 est approuvée à hauteur de 530 millions en crédits d'engagement à la rubrique 3 (sécurité et citoyenneté). Il est fait appel à la marge globale pour les engagements pour fournir la somme de 1,4 milliard d’euros pour la rubrique 1a (compétitivité). La marge pour imprévus est mobilisée à concurrence de 1,9 milliard d’euros en rubrique 3 et 4 (UE dans le monde).
« Nous avons atteint nos objectifs », a estimé le rapporteur, Jens Geier (S&D, allemand). Selon Jean Arthuis (ADLE, français), président de la commission des budgets du PE, le premier message est que la priorité reste, plus que jamais, de « prendre à bras-le-corps le problème des migrations » en renforçant le contrôle de nos frontières extérieures, tout en permettant « l'accueil digne des nouveaux arrivants et le retour humainement soutenable aux migrants qui ne peuvent prétendre au statut de réfugié ». Le second message est que l'Europe investit dans sa jeunesse : 500 millions d'euros supplémentaires seront mis à disposition de l'Initiative pour l'emploi des jeunes. En fait, il s'agit d'un milliard, si l'on y ajoute les dotations complémentaires du Fonds social européen.
Beaucoup de députés ont regretté qu’il s’agisse du dernier budget de la vice-présidente de la Commission, Kristalina Georgieva. Des vœux chaleureux lui ont été adressés pour la réussite de son action au sein de la Banque mondiale, début 2017. (Lionel Changeur)