L’Union européenne a salué, mercredi 30 novembre, l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, d’une nouvelle résolution sur la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord – RPDC).
Cette résolution 2321, qui répond à l’essai nucléaire nord-coréen de septembre, plafonne les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine, son principal client, à partir de 2017. Selon le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il s'agit des sanctions « les plus sévères et les plus complètes jamais imposées par le Conseil de sécurité » et elles envoient « un message sans équivoque ».
Avec cette résolution, « la communauté internationale a, une fois de plus, démontré son engagement ferme à défendre le régime mondial de non-prolifération face aux violations continues et directes » de Pyongyang, a expliqué la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué. « Les actions de la RPDC cette année n'ont pas d'autre but que d'accroître les tensions dans la région et de menacer la paix et la sécurité internationales. L'adoption à l'unanimité (des 15 membres du Conseil de sécurité) de la résolution montre clairement que de telles actions ne seront pas tolérées », a-t-elle ajouté. Elle a appelé la Corée du Nord à se conformer à ses obligations internationales et à se réengager avec la communauté internationale « d'une manière crédible et significative ». En 2016, Pyongyang a effectué deux essais nucléaires et au moins 25 tirs de missiles balistiques.
La porte-parole du SEAE a rappelé que, comme pour les résolutions antérieures, la nouvelle résolution allait être transposée « sans délai » dans le droit européen. « L’UE examinera également si d’autres mesures restrictives autonomes supplémentaires sont nécessaires », a-t-elle prévenu. (Camille-Cerise Gessant)