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Bulletin Quotidien Europe N° 11680
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ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

Libéralisation des visas, les Européens tentent de rassurer Tbilissi

Les présidents du Parlement européen, Martin Schulz et du Conseil européen, Donald Tusk, ont tenté de rassurer, chacun à son tour, mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre, le Premier ministre géorgien, Giorgi Kvirikashvili, quant à une entrée en vigueur rapide de la libéralisation des visas pour les Géorgiens.

Le 5 octobre, les ambassadeurs des 28 États membres ont décidé que la libéralisation des visas interviendrait concomitamment à la mise en œuvre du mécanisme de suspension des régimes sans visa. Mais les négociations interinstitutionnelles sur ce mécanisme n’avancent pas.

« Nous travaillons dur du côté européen pour être sûrs que le mécanisme soit convenu le plus vite possible », a expliqué M. Tusk, rappelant que la Géorgie avait fait tout ce qu’il fallait. « La Géorgie mérite une finalisation rapide et positive de ce processus », a-t-il ajouté. Lors d’une autre rencontre, M. Schulz s’est montré encore plus ambitieux, se disant « encore optimiste qu’il soit possible de trouver un compromis sur le mécanisme ». De son côté, M. Kvirikashvili a souligné l’importance de cette libéralisation des visas, attendue par sa population. « Nous espérons que les procédures internes vont être finalisées dans un futur proche », a-t-il ajouté.

Lors de leurs rencontres avec M. Kvirikashvili, les présidents ont salué la tenue des élections législatives, que M. Tusk a qualifiées de « concurrentielles » et respectant les libertés fondamentales. Le président du Conseil européen a encouragé le Premier ministre à « poursuivre un dialogue avec l’opposition et la société civile et de gouverner et d’avancer dans les réformes d’une manière inclusive ». M. Kvirikashvili a confirmé la volonté de son gouvernement de mener à bien son « très ambitieux agenda de réformes ». « La Géorgie a fait des progrès substantiels vers la consolidation de la démocratie, le renforcement de l’État de droit et de l’indépendance judiciaire », a-t-il estimé. Selon lui, sur la période  2017-2020, son pays veut encore renforcer l’État de droit et réformer et améliorer les institutions.

MM. Schulz et Tusk ont aussi rappelé leur soutien à l’intégrité territoriale de la Géorgie. À ce titre, le président du Conseil européen a expliqué que la récente ratification de l’accord de coopération militaire entre la Russie et la région séparatiste d'Abkhazie violait le droit international et n’avait aucun statut juridique pour l’UE. (Camille-Cerise Gessant)

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