Le Portugal n’a pas mis en place une gestion efficace de la qualité pour contrôler les navires et les compétences des gens de mer, selon la Commission européenne, qui lui a adressé par conséquent un avis motivé, jeudi 29 septembre.
Lisbonne est ainsi invité par l’institution à se conformer à ses obligations de supervision administrative, comme le prévoit la réglementation de l’UE relative aux obligations des États du pavillon (directive 2009/21/CE), qui avait fixé pour date butoir le 17 juin 2012 pour mettre en œuvre et gérer un système de gestion de la qualité pour la partie opérationnelle des activités de son administration liées à son statut d’État du pavillon, et ce, conformément aux normes de qualité internationales applicables.
Plus préoccupant, la Commission juge que le manque de ressources humaines et financières dont souffre l’administration portugaise peut être source de risques sur le long terme en matière de sécurité et de respect de l’environnement pour la flotte battant pavillon portugais. Un risque qui serait d’autant plus fort que le registre des navires de Madère connaît actuellement une forte croissance.
Le Portugal a désormais deux mois pour notifier les mesures correctives à la Commission européenne. (Pascal Hansens)