Bruxelles, 27/02/2015 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé la Géorgie, jeudi 26 février, à avancer « sensiblement » dans son programme de réformes européen, en particulier dans le domaine de la justice.
« Le temps est venu pour la Géorgie d'avancer sensiblement dans son programme de réformes dans des domaines essentiels tels que la primauté du droit et le système judiciaire, y compris la création du bureau d'un procureur indépendant », a-t-il expliqué lors d'un point presse avec le Premier ministre géorgien, Irakli Garibashvili. M. Tusk a aussi encouragé des progrès dans le renforcement d'un climat politique de respect et de dialogue entre les partis. L'Union européenne a plusieurs fois exprimé ses préoccupations concernant un risque de justice sélective dans le pays.
M. Tusk et M. Garibashvili ont également discuté de la libéralisation des visas. « Nous sommes engagés à remplir tous les critères du plan d'action sur la libéralisation des visas. J'espère que la Commission européenne va faire une évaluation positive de l'accomplissement et faire une recommandation » pour un régime sans visa pour les courts séjours, a expliqué le Premier ministre géorgien. Les deux hommes ont espéré un résultat lors du sommet du Partenariat oriental à Riga, fin mai 2015. Des missions d'experts sont actuellement en Géorgie et vont ensuite faire des recommandations.
M. Garibashvili a souhaité que l'UE renforce son engagement avec la Géorgie et, plus largement, la région, ce qui est d'une « importance énorme » pour son pays. Selon lui, l'UE a un rôle « vital » à jouer en Géorgie, en particulier dans le soutien fort à l'intégrité territoriale du pays. Le Premier ministre a expliqué que les soi-disants traités signés entre les régions séparatistes et Moscou « confirmaient l'intention (de la Russie), étape par étape, d'annexer ces parties de la Géorgie ».
M. Tusk a précisé que l'UE continuait de suivre de près les implications du traité signé fin novembre entre les autorités "de facto" abkhazes et la Russie (EUROPE 11204). Soulignant que l'UE était attachée à la résolution des conflits et à l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues, il a encouragé le Premier ministre à entrer en contact avec les autorités de ces régions séparatistes et à poursuivre une approche à la fois de non-reconnaissance et d'engagement. (Camille-Cerise Gessant)