Bruxelles, 27/02/2015 (Agence Europe) - La fin du régime des quotas de lait, à la fin mars 2015, est à la fois un « défi » et une « opportunité » pour le secteur du lait et des produits laitiers, estime l'eurodéputé James Nicholson (CRE, britannique) dans son projet de rapport sur 'Les perspectives pour le secteur laitier de l'UE'.
James Nicholson juge, à ce stade, « décevante » la mise en oeuvre du paquet lait d'octobre 2012 (relations contractuelles renforcées, pouvoir de négociation accru via les organisations de producteurs et interprofessionnelles). Il considère, de plus, que le secteur connaît aujourd'hui une « crise » - terme que refuse le commissaire européen Phil Hogan - provoquée notamment par l'embargo russe. Mais il assure aussi que, décidée en 2003, la fin du régime des quotas le 31 mars prochain, après 30 ans d'existence, est à la fois un « défi » et une « opportunité ». Selon lui, cette décision (fin des quotas) « doit être maintenue pour éviter d'accroître l'instabilité du marché ».
Revoir le prix d'intervention
Si les perspectives à moyen et long termes sont « positives » à la fois sur le marché intérieur et mondial, la volatilité est un « défi permanent » pour le secteur du lait, constate James Nicholson. Selon lui, la Commission doit « mettre en place un filet de sécurité plus réactif et réaliste et rendre plus efficace le prix d'intervention ». Ce prix doit être « révisé pour tenir compte des coûts de production croissants ». Le député rappelle les options de soutien (paiement couplé, instrument de stabilisation du revenu). Il recommande aussi « la possibilité d'utiliser des outils de gestion des risques tels que les marchés à terme pour tirer avantage de la volatilité du secteur et accroître sa compétitivité ». (Lionel Changeur)