Bruxelles, 20/05/2014 (Agence Europe) - Si la plupart des États membres n'accroissent pas substantiellement leurs efforts pour tenir leurs engagements individuels en matière d'aide publique au développement (APD), l'APD collective de l'UE n'atteindra que 0,45% du RNB à l'horizon 2015. Pour atteindre son objectif fixé à 0,7% en 2015, c'est 41,3 milliards d'euros additionnels qui doivent être mobilisés, en mettant les bouchées doubles en un minimum de temps. Le Conseil Affaires étrangères, réuni dans son format Développement, s'y est de nouveau engagé, lundi 19 mai à Bruxelles, en approuvant le rapport annuel au Conseil européen sur les engagements et les résultats de l'UE en matière d'aide publique au développement en 2013.
Dans ses conclusions, le Conseil réaffirme qu'il donnera les impulsions politiques nécessaires. Les États membres qui n'ont pas atteint leur objectif individuel d'aide publique au développement ont d'ores et déjà été invités à redresser la barre en prenant des mesures réalistes qui puissent donner lieu à des vérifications. Ils ont également été invités à partager avec les autres États membres les informations sur ces mesures et sur les dépenses d'aide publique au développement qu'ils prévoient - ce qui devrait constituer un aiguillon pour le respect de leurs engagements.
« La coopération au développement reste une des toutes premières priorités de l'UE.
L'UE et ses États membres réaffirment leur volonté de respecter tous leurs engagements individuels et collectifs en matière d'APD, en tenant compte des circonstances budgétaires exceptionnelles », affirme le Conseil. L'UE et ses États membres demandent à tous les autres partenaires internationaux - y compris les acteurs nouveaux et émergents - de se montrer plus ambitieux pour apporter leur juste contribution aux efforts mondiaux en faveur du développement.
Le Conseil salue la publication par la Commission européenne des données préliminaires montrant que la tendance à la baisse de l'APD s'est inversée l'an dernier (EUROPE 11057). Il se réjouit du fait qu'en dépit des contraintes budgétaires persistantes imposées par la poursuite de la crise, l'UE ait pu conserver sa place de premier bailleur de fonds dans le monde, contribuant « une fois encore pour plus de la moitié du total de l'aide publique au développement » avec une contribution de 56,5 milliards d'euros (moins de 0,43% de son RNB). Mais il note aussi que ces chiffres préliminaires reflètent des performances variables des États membres, puisque 16 États membres ont augmenté leur aide de 4,1 milliards d'euros au total, tandis que 12 autres ont diminué leur aide de 1,2 milliard d'euro au total. (AN)