Bruxelles, 20/05/2014 (Agence Europe) - L'esprit d'entreprise chez les jeunes doit être davantage développé dans les pays de l'Union européenne. Il existe une certaine frilosité sur le continent européen en matière de création d'entreprise et la créativité chez les jeunes doit être encouragée et exploitée afin de renverser la situation. Il faut des 'pouponnières d'entreprises' pour aider les jeunes à démarrer leur propre affaire. C'est le message transmis par les ministres de la Jeunesse, à l'issue du débat intervenu au Conseil le 20 mai à Bruxelles sur le thème « promouvoir l'esprit d'entreprise chez les jeunes ». « L'entrepreneuriat, il faut le cultiver très tôt et à tous les niveaux d'enseignement. Les jeunes doivent comprendre que pour avoir une vie agréable il ne faut pas seulement avoir un emploi, mais avoir la possibilité et la volonté de créer sa propre entreprise », a déclaré la commissaire en charge de la jeunesse, Androulla Vassiliou. « Ce ne doit pas être une aventure, ni la panacée. Il faut mettre en place un écosystème sain de jeunes entrepreneurs en Europe », a ajouté le ministre grec de l'Éducation et des Cultes, Athanasios Kyriazis.
L'entrepreneuriat est un secteur important de croissance économique et de création d'emplois. L'esprit d'entreprise accroît l'employabilité des jeunes. Pour encourager les jeunes à créer leur entreprise, il faut leur apprendre à entreprendre, notamment dans les programmes scolaires, ont souligné les ministres au cours du débat. Mais pas seulement: il faut leur offrir des incitants pour devenir entrepreneurs, notamment des incitants financiers ou la mise à disposition de locaux qu'ils peuvent utiliser pour installer leur affaire. La peur de l'échec doit être dépassée et il faut encourager les jeunes à surmonter leurs craintes en prévoyant, au niveau de l'Union européenne, des plans d'action solides pour les encadrer, avec l'aide des fonds structurels européens, notamment du Fonds social européen et du programme Erasmus+. L'UE doit également encourager l'échange de bonnes pratiques entre les États membres, la mise en réseau entre les jeunes et entre les petites entreprises, pour un échange d'idées.
Dans la foulée du débat public, le Conseil Jeunesse a adopté des conclusions sur la promotion de l'esprit d'entreprise chez les jeunes afin d'encourager l'insertion sociale, une priorité transversale de la présidence grecque, alors que les taux de chômage des jeunes restent élevés au sein de l'UE, et tout particulièrement en Grèce. Les conclusions insistent sur la nécessité de favoriser l'entrepreneuriat social, la créativité, l'innovation et les emplois verts. Elles invitent les États membres à reconnaître l'importance que revêt l'éducation à l'entrepreneuriat dès le plus jeune âge, mettant en évidence le rôle que joue l'apprentissage non formel ou informel pour garantir l'autonomie et l'épanouissement personnel des jeunes et faciliter leur intégration réussie sur le marché du travail. La compétence entrepreneuriale inclut aussi des compétences et des comportements transversaux, ainsi que des connaissances transversales. En particulier, l''entrepreneuriat social', qui vise essentiellement à contribuer au bien-être général de la société, est susceptible de susciter l'intérêt des jeunes et de leur donner l'occasion d'apporter des solutions innovantes aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux actuels, précisent les conclusions. L'UE, par l'intermédiaire de la stratégie EUROPE 2020 et de ses initiatives phare ('Des compétences nouvelles pour des emplois nouveaux', 'Une stratégie numérique pour l'Europe', 'Une Union de l'innovation' et 'Jeunesse en mouvement'), promeut l'entrepreneuriat en encourageant les aptitudes et compétences qui sont de nature à stimuler la compétitivité et une croissance qui soit intelligente, durable et inclusive. (IL)