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Bulletin Quotidien Europe N° 11083
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Pesticides, plus de coordination pour les utilisations mineures

Bruxelles, 20/05/2014 (Agence Europe) - La plupart des ministres de l'Agriculture des pays de l'Union européenne ont soutenu, lundi 19 mai, le projet de la Commission européenne visant à créer un organe indépendant de coordination et d'échange d'informations entre experts sur le problème des utilisations mineures de produits phytopharmaceutiques, produits peu rentables pour les industriels et donc peu développés, mais essentiels pour les cultures spécialisées telles que les fruits et légumes, les plantes de pépinière et les fleurs. L'Espagne et les pays baltes auraient préféré l'option d'un financement accru pour cet organe de coordination. Ce secrétariat technique bénéficiera d'un soutien annuel du budget communautaire de 350 000 euros au maximum, auquel s'ajoutera un financement identique émanant des États membres.

Ce « secrétariat technique », selon l'expression du commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, bénéficiera d'un soutien du budget communautaire. Le commissaire européen a également rappelé que le 7ème programme de recherche de l'UE soutient un projet sur la gestion intégrée des nuisibles avec une référence spécifique aux utilisations mineures.

Des pertes de plus de 1 milliard d'euros par an

Les cultures concernées par le problème des utilisations mineures de produits phytopharmaceutiques représentent environ 70 milliards d'euros par an, soit 22% de la valeur totale de la production végétale de l'UE, selon la Commission. Les impacts directs, c'est-à-dire les pertes de production et les coûts supplémentaires pour les agriculteurs, sont estimés à plus de 1 milliard d'euros par an.

La chaîne agroalimentaire voulait plus d'ambition

Dix organisations représentant la chaîne d'approvisionnement agroalimentaire avaient appelé les ministres à adopter une approche plus ambitieuse que celle préconisée par la Commission, à savoir un financement européen pour la recherche sur les utilisations mineures, l'extrapolation des données, les essais sur le terrain, en plus de l'accélération des procédures d'autorisation de produits phytosanitaires. Selon elles, un tel programme est déjà en place aux États-Unis où, pour chaque dollar investi dans ce cadre, le bénéfice économique serait de 500 dollars. La dépense annuelle engagée à cette fin dans ce pays étant de 14 millions de dollars, le bénéfice serait de 7,7 milliards de dollars. (LC).

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