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Bulletin Quotidien Europe N° 11083
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) alimentation

Le Conseil soutient une initiative visant à réduire le gaspillage

Bruxelles, 20/05/2014 (Agence Europe) - Les délégations néerlandaise et suédoise ont attiré, lundi 19 mai, l'attention du Conseil Agriculture sur le problème des pertes et gaspillages alimentaires en Europe. De nombreux ministres de l'Agriculture ont soutenu l'idée d'étendre la liste des produits alimentaires ayant une longue durée de conservation qui bénéficient d'une dérogation à l'obligation d'indiquer une date de consommation recommandée sur l'étiquette. L'idée est que plusieurs produits actuellement soumis à cet étiquetage, comme le riz, les pâtes ou le café, pourraient en être dispensés, sur le modèle du sucre ou du vinaigre.

Cette initiative, soutenue d'emblée par les délégations allemande, autrichienne, danoise et luxembourgeoise, a été jugée bonne par d'autres ministres, dont ceux d'Espagne, France, Suède, Slovénie, Chypre, Hongrie, Belgique et Bulgarie. Les plus réticents à cette idée d'assouplir les règles sur la mention « à consommer de préférence avant » ont été l'Italie (il ne faut pas réduire la qualité des produits, ni leur sûreté), la Slovaquie, la Croatie ou encore la République tchèque.

Le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, a invoqué une étude de la Commission selon laquelle 50% des consommateurs sont dans la confusion quant aux dates de consommation, ce qui est à l'origine de jusqu'à 20% des déchets alimentaires domestiques évitables.

Le label 'à consommer de préférence avant' n'a « rien à voir avec la santé, mais avec la qualité (du produit) dont je pense que les consommateurs sont en mesure de juger par eux-mêmes », a souligné à son arrivée à cette réunion la ministre néerlandaise de l'Agriculture, Sharon Dijksma, à l'origine de l'initiative avec la Suède.

La Commission a proposé la mise en place d'un groupe de travail pour réviser la liste de produits et identifier d'autres règles européennes susceptibles de concourir au gaspillage. Selon le représentant, Christian Schmidt, les premières mesures pourraient être prises fin 2015. « Si nous ne faisons rien, le gaspillage alimentaire représentera 126 millions de tonnes par an en 2020, contre près de 90 millions » actuellement, a relevé M. Borg. Le gaspillage alimentaire doit aussi être au centre d'une communication en faveur d'une alimentation durable que la Commission européenne devrait adopter en juin. (LC)

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