Bruxelles, 19/03/2014 (Agence Europe) - Au plus tard en octobre 2017, l'infrastructure pour recevoir les appels d'eCall, le service d'alerte automatique en cas d'accident de la route via le numéro 112, devra être mise sur pied par les États membres. Tel est l'accord dégagé en trilogue institutionnel en première lecture, mercredi 19 mars.
Un accord salué par le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, qui se réjouit de pouvoir désormais procéder au compte à rebours pour eCall, afin que le service ne soit pas un privilège pour certains, mais améliore la sécurité de tous les usagers de la route en Europe. Il espère que le système pourra contribuer à l'objectif de réduction par deux du nombre de tués d'ici 2020. Le rapporteur sur la question au Parlement européen, Philippe De Backer (ADLE, belge), explique en effet que grâce à ce système, les services de secours seront plus rapidement sur le lieu des accidents et que les victimes pourront être prises en charge plus rapidement: « La sécurité de tous sur la route sera renforcée et les embouteillages seront résorbés plus rapidement», dit-il.
L'accord prévoit en outre que l'infrastructure de prise en charge des appels soit prête six mois avant la mise en place du dispositif eCall sur les voitures. Or, le Parlement a adopté récemment sa position qui fixe à octobre 2015 l'obligation pour les fabricants d'installer eCall. Donc, soit le délai sera très court pour avoir l'infrastructure en place, soit le Parlement devra céder dans les négociations avec le Conseil qui s'annoncent à ce sujet. (MD)