Bruxelles, 19/03/2014 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a organisé, mardi 18 mars à Bruxelles, une discussion informelle sur la 'subsidiarité' et les réformes à entreprendre dans les prochaines années pour améliorer le fonctionnement de la Commission et de l'UE.
Initiée par les Pays-Bas, qui ont lancé cette réflexion en novembre dans un manifeste du ministre des Affaires étrangères, Frans Timmermans, la discussion était aussi sollicitée par l'Allemagne. Les deux ministres, MM. Timmermans et Frank-Walter Steinmeier, ont signé à cet effet une tribune commune dans la presse.
Que veulent les deux pays ? Une Europe plus puissante sur les grands dossiers et en retrait sur les sujets mineurs (« Big on big issues and small on small issues », un slogan désormais repris par tout le monde), une Commission réorganisée, qui, à défaut de voir réduit le nombre de commissaires, les ferait s'associer par petits groupes autour de pôles thématiques bien identifiés.
Ne souhaitant pas « moins d'Europe » mais une « meilleure Europe », les deux ministres ont encore insisté sur le renforcement nécessaire de la légitimité des décisions de l'UE, notamment auprès des parlements nationaux, qui devraient pouvoir mieux évaluer l'action de leur gouvernement à Bruxelles. L'idée est d'inviter les Vingt-huit à formuler de nouvelles priorités politiques pour l'UE au lendemain des élections européennes.
La présidence grecque avait, elle, organisé le débat en interrogeant entre autres les ministres sur le fonctionnement de la Commission et en dressant le bilan de certaines de ses initiatives, comme la « Smart regulation agenda » ou le « regulatory fitness ». Elle a également sondé l'appétit de réformes des pays, par exemple sur la « red card », carton rouge voulu par La Haye (et Londres), qui permettrait à un tiers des parlements nationaux d'invalider une législation européenne. Dans sa note de travail, Athènes fait toutefois remarquer que cette « red card » ne fait pas, à ce stade, l'unanimité, même si un consensus apparaît sur le besoin de renforcer le rôle des parlements nationaux dans le processus législatif européen . (SP)