Bruxelles, 27/02/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen a condamné « fermement », jeudi 27 février, les récents actes de terrorisme et l'aggravation de la violence sectaire en Irak, et souligné que les causes de cette violence sont plus politiques que religieuses. Ainsi, dans la résolution commune qu'il a adoptée, le Parlement invite le gouvernement irakien à résoudre les problèmes à long terme qui contribuent à l'instabilité du pays, en lançant un dialogue national inclusif sur la réforme de la loi « Justice et Responsabilité », en s'abstenant de déclarations sectaires incendiaires et en mettant en oeuvre des mesures visant à la réconciliation nationale. Le gouvernement, tout comme les dirigeants politiques du pays, sont aussi invités à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la protection de toutes les personnes en Irak.
Saluant l'adoption d'amendements à la loi électorale en novembre, ouvrant la voie à des élections législatives qui doivent se tenir le 30 avril, les députés demandent à toutes les parties prenantes de faire en sorte que le scrutin soit « sans exclusive, transparent et crédible et qu'il se déroule dans le temps imparti ».
Le Parlement condamne aussi fermement les attaques de l'État islamique en Irak et au Levant dans la province d'Anbar et soutient l'appel du Conseil de sécurité des Nations unies à la population de l'Irak, y compris les tribus, les dirigeants locaux et les forces de sécurité à coopérer dans la lutte contre la violence et la terreur. Ils demandent aussi un accès humanitaire à Falloujah. Il appelle le gouvernement à respecter son devoir de protéger la population civile, et il doit être soutenu dans cette tache par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et la Commission.
Les députés condamnent aussi l'attaque à la roquette contre le camp d'Hurriya du 26 décembre 2013, exhortant les autorités irakiennes à renforcer les mesures de sécurité autour du camp et à trouver les auteurs de cette attaque et à les traduire en justice. (CG)