Bruxelles, 10/12/2013 (Agence Europe) - La 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) effectuera une visite éclair d'une semaine à Athènes à partir de mercredi pour avancer sur les dossiers à mettre en oeuvre d'ici à la fin de l'année et déblayer le terrain pour la suite de la mission en janvier. La Grèce a une chance d'obtenir sa tranche d'un milliard avant 2014 si elle met en oeuvre la dernière action préalable.
Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est dit « prudemment optimiste » qu'un accord sur le dernier jalon spécifique (la restructuration du secteur de la défense) pourrait être marqué avant la fin de l'année. Si c'est le cas, les experts nationaux au Conseil se réuniront sur-le-champ pour avaliser le versement d'une tranche d'un milliard d'euros (dont 500 millions de profits rétrocédés par les banques centrales). Le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a précisé que la mission de décembre viserait à clore autant de questions que possible pour faciliter celle de janvier. Mais pour M. Dijsselbloem, il sera « très très difficile, si pas impossible », de finaliser la mission ayant débuté en septembre avant la fin de l'année.
Les autorités grecques devront, de front, s'installer à la présidence du Conseil de l'UE et poursuivre les négociations avec les créanciers du pays. Pour l'Eurogroupe, si les progrès sont notables, la tâche n'est pas encore finie. « Des mesures supplémentaires, qui avaient déjà été convenues dans le protocole d'accord - nous ne parlons pas de nouvelles mesures, elles figurent déjà dans le programme - doivent être appliquées », a insisté le ministre néerlandais. Il s'est dit conscient de la situation politique difficile - le gouvernement dispose d'une majorité de trois sièges - et de la situation sociale qui rend délicate l'adoption de mesures. (EL)