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Bulletin Quotidien Europe N° 10981
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

South Stream, de l'eau dans le gaz entre Bruxelles et Moscou

Bruxelles, 10/12/2013 (Agence Europe) - La Commission a demandé aux États membres de l'UE prenant part au projet de renégocier les accords conclus avec la Russie pour la construction du gazoduc.

Il y a de l'eau dans le gaz entre l'UE et la Russie autour du projet de gazoduc South Stream, qui doit relier la Russie à la Bulgarie pour desservir le marché européen sur deux branches, l'une au sud traversant la Grèce pour joindre l'Italie, l'autre au nord traversant la Serbie, la Hongrie et la Slovénie pour joindre l'Autriche. Le tout en contournant l'Ukraine, principal pays de transit pour le gaz russe destiné à l'UE.

La Commission a annoncé, le 6 décembre, avoir demandé aux six États membres de l'UE prenant part au projet, ainsi qu'à la Serbie, de renégocier les accords conclus avec la Russie pour la construction du gazoduc. Ces accords intergouvernementaux, contractés entre 2008 et 2010 par la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, la Grèce, la Slovénie, la Croatie et l'Autriche, sont jugés non conformes à la législation de l'UE et aux principes fondamentaux du marché énergétique, a expliqué la porte-parole du commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, Marlene Holzner. Selon la Commission, Gazprom, producteur et fournisseur de gaz, ne peut à la fois posséder sa propre capacité de production et son réseau de transmission.

La Commission a tenu une réunion avec les pays concernés, qui lui ont demandé son soutien pour engager de nouvelles négociations avec Moscou. M. Oettinger a envoyé le 3 décembre un courrier au ministre russe de l'Énergie, Alexander Novak, et précisé que la Commission était prête à aider les deux parties. Mardi 10 décembre, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a estimé devant la presse, après une rencontre avec son homologue slovène, Alenka Bratusek, que « les accords intergouvernementaux prévalent sur la législation de l'UE », assurant toutefois que la Russie était « prête au dialogue », rapportait l'agence russe Ria Novosti.

Deux pays impliqués dans le projet, la Bulgarie et la Serbie, ont commencé en novembre des travaux de construction du gazoduc contesté sur leur territoire. (EH)

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