Bruxelles, 20/11/2013 (Agence Europe) - De retour de Kiev, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, s'est dit « encouragé » de voir « la détermination » du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, et du président du parlement, Volodymyr Rybak, en coopération avec toutes les factions parlementaires « d'adopter une législation clé, le 21 novembre 2013, sur les élections législatives, une nouvelle loi sur le bureau du procureur général et une nouvelle loi sur le traitement médical des détenus à l'étranger ». Il a aussi salué « les progrès considérables » accomplis au cours des derniers mois sur les critères posés par le Conseil des Affaires étrangères du 10 décembre et discuté lors du Conseil du 18 novembre.
« L'engagement de l'UE à amener les relations entre l'UE et l'Ukraine à une nouvelle qualité, ouvrant de nouvelles opportunités pour le peuple ukrainien, est ferme », a rappelé le commissaire, précisant que « la porte pour un tel saut qualitatif est ouverte et nous attendons la mise en oeuvre par le gouvernement de sa décision du 18 septembre 2013 de signer l'accord d'association à Vilnius le 29 novembre 2013 ».
M. Füle s'est rendu à Kiev du 18 au 20 novembre au nom du président de la Commission, José Manuel Barroso, pour discuter avec M. Ianoukovitch des préparatifs du sommet du Partenariat oriental à Vilnius les 28 et 29 novembre, y compris la signature de l'accord d'association.
Si l'accord n'est pas signé, la pause dans les relations pourrait être longue
La veille, la présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaité, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a estimé que si l'Ukraine ne signe pas son accord d'association lors du sommet de Vilnius « rien ne garantit qu'il pourrait être signé après un an ou deux (...) La pause dans les relations (entre l'UE et l'Ukraine) pourrait durer très longtemps ». Alors que la Rada peine à se mettre d'accord sur la loi pour le transfert des prisonniers à l'étranger pour se faire soigner, elle a expliqué à l'AFP, le 19 novembre, que M. Ianoukovitch et l'opposition pro-Timochenko partagent la responsabilité de trouver un compromis sur un accord de ce type ou de faire rater l'accord. « Si la loi qui doit résoudre le cas Timochenko n'est pas adoptée, les pays membres de l'UE ne signeront pas un accord d'association avec l'Ukraine », a-t-elle prévenu. (CG)