Bruxelles, 16/07/2013 (Agence Europe) - Alors que plusieurs pays de l'UE - dont la France, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Irlande - ont dénoncé l'attitude irresponsable de l'Islande (et des îles Féroé) concernant la gestion du stock de maquereau de l'Atlantique Nord Est et ont appelé à la mise en place rapide de sanctions commerciales, le Premier ministre Islandais et José Manuel Barroso ont tenté, mardi 16 juillet, de jouer l'apaisement.
Pour rappel, l'UE reproche à l'Islande de s'être octroyé chaque année depuis 2008, en dehors de tout accord international entre les pays côtiers, des quotas importants de maquereau en Atlantique Nord Est (123 000 tonnes en 2013, soit 22,7% du total admissible de capture total basé sur les avis scientifiques).
Pour le Premier ministre islandais, Sigmundur Davio Gunnlaugsson, il est peu probable que l'UE impose des sanctions contre son pays, surtout si elles violent les règles de l'OMC et de l'Espace économique européen (EEE). « Nous restons engagés en faveur d'une approche positive en trouvant une solution négociée. En plus, je pense que l'Islande pourrait servir d'exemple en matière de pêche », a-t-il considéré.
« Nous pensons que le stock est en danger », a rétorqué le président de la Commission européenne. M. Barroso a expliqué que l'UE explorait toutes les mesures possibles pour trouver une « solution équilibrée » et assurer la durabilité du stock. Et de prévenir les autorités islandaises: « Nous voulons un accord négocié. Dès lors, nous ne pouvons pas tolérer des actions unilatérales de la part des pays partenaires. » Aucune décision n'a encore été prise concernant d'éventuelles sanctions, a ajouté M. Barroso. En réalité, la commissaire à la Pêche, Maria Damanaki, a lancé une procédure interservices menant à des décisions en la matière. Restant engagé en faveur d'un accord négocié, M. Barroso a invité les Islandais et les autres pays partenaires à prendre contact avec la Commission le plus rapidement possible. (LC)