Vilnius, 16/07/2013 (Agence Europe)- Les ministres de l'Environnement des 28, réunis à Vilnius en Conseil informel de l'UE, ont reconnu mardi 16 juillet, l'ampleur du défi que représente, en période de crise économique, la préservation de la biodiversité et des services écosystémiques, et la nécessité de tirer le meilleur parti des possibilités offertes par le projet de budget 2014-2020 pour financer la mise en œuvre de la stratégie de l'UE visant à enrayer le déclin de la biodiversité et la dégradation des services liés aux écoystèmes à l'horizon 2020. Mais-au-delà de ces possibilités - utilisation des fonds de la PAC, de la cohésion, des fonds pêche, des fonds Horizon 2020, du programme LIFE, des fonds relations extérieures - ils ont aussi estimé qu'il « conviendrait de mobiliser des capitaux privés » en utilisant les possibilités offertes par la Banque européenne d'investissement, a souligné devant la presse Valentinas Mazuronis, le ministre lituanien qui a présidé la discussion à laquelle était invité un représentant de la BEI.
« Dans un contexte économique difficile, parler du financement de la biodiversité n'est pas chose aisée, mais la nature nous offre des services gratuitement. Des investissements de 6 milliards d'euros par an nécessaires pour la protéger représentent 200 à 300 milliards de services de la nature pour ces investissements. Protéger le capital naturel est au cœur de l'économie verte », a rappelé Janez Potocnik, le commissaire à l'Environnement. Si le projet de budget 2014-2020 offre des opportunités à saisir, les ministres sont conscients qu'il revient au États membres d'en faire des priorités dans les programmes de financement en faveur de la biodiversité et de la nautre, et que le financement public ne sera pas suffisant. « Le partenariat avec le secteur privé, c'est important. Ces possibilités existent au niveau de la BEI. Nous voulons encourager les banques à lancer des prêts attrayants pour ces financements », a expliqué le commissaire. (AN)