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Bulletin Quotidien Europe N° 10889
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Malte et Rome demandent plus à l'UE pour accueillir les migrants

Bruxelles, 16/07/2013 (Agence Europe) - Les chefs de gouvernement maltais et italien ont demandé à l'UE, lundi 15 juillet lors d'une rencontre à Rome, de faire davantage face au drame des migrants qui tentent de traverser la Méditerranée au péril de leur vie.

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a réclamé de nouvelles règles européennes, jugeant la situation « insoutenable » sur l'île après l'arrivée de centaines d'immigrés, rapporte l'AFP. Ses propos avaient récemment attiré les foudres de la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström (EUROPE 10885). « Il n'y a pas de règles européennes pour repousser ou faire continuer » leur voyage aux immigrés, a déploré Joseph Muscat, estimant que Malte a été « abandonnée » et réclamant « une politique de l'UE cohérente », rapporte l'AFP. Et d'enfoncer le clou: « Les discours vides sur la solidarité ne suffisent pas. »

En proportion avec sa population, Malte a le plus grand nombre de demandeurs d'asile en Europe, avec 21,7 demandeurs pour 1 000 habitants. La petite île a vu arriver sur son territoire plus de 1 200 immigrés depuis le début de l'année, dont des réfugiés libyens, que M. Muscat avait suggéré la semaine dernière de renvoyer directement en Libye.

Son homologue italien Enrico Letta a, lui aussi, estimé que « l'Europe (devait) faire davantage en tant qu'Union européenne » sur cette question « très significative des flux migratoires ». L'Italien a jugé nécessaire de « mettre en pratique » l'appel lancé par le pape, la semaine dernière à Lampedusa, pour stopper la tragédie humaine en Méditerranée. Le problème de l'immigration clandestine « doit être géré surtout à travers des politiques efficaces et de coopération dans les pays de provenance, en Libye et là où le flux migratoire est massif », a encore estimé Enrico Letta. Il a appelé la Libye à rapidement mettre en œuvre les conventions internationales car, de l'autre côté, « il y a un engagement de pays comme l'Italie, la Grande-Bretagne et la France pour la formation de personnel militaire, de gardes-côtes et gardes-frontières ». Et d'ajouter: « Le grand problème de la Libye est de gérer sa frontière avec le Tchad et le Niger. » (SP)

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