Bruxelles, 16/07/2013 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont appelé, lundi 15 juillet, à la fin des violences en Égypte, prônant la reprise d'un « processus politique » et à un « retour à l'ordre constitutionnel ».
Il faut « éviter les affrontements, permettre le retour à l'ordre, notamment à l'ordre constitutionnel, et faire en sorte qu'il puisse y avoir le plus rapidement possible une solution politique », a expliqué M. Hollande. Il a aussi souligné sa préoccupation et sa volonté de « tout faire pour qu'un processus politique puisse permettre l'organisation d'élections et le rassemblement de toutes les parties prenantes ».
« Nous sommes à un tournant critique. Il est impératif que tous les Égyptiens travaillent à un retour pacifique à l'ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique », a expliqué M. Ki-moon. Pour lui, « les dirigeants politiques en Égypte ont la responsabilité d'illustrer, par leurs mots et par leurs gestes, leur engagement en faveur d'un dialogue pacifique et démocratique incluant toutes les parties prenantes égyptiennes », a affirmé Ban Ki-moon. « Il ne saurait y avoir de place pour la vengeance ou l'exclusion d'un parti ou d'une communauté importante » en Égypte, a-t-il aussi précisé.
Sept personnes sont mortes et plus de 260 ont été blessées dans des heurts au Caire dans la nuit du 15 au 16 juillet. Plus de 400 personnes ont été arrêtées.
Par ailleurs, le réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme a appelé les institutions de l'UE et les gouvernements des États membres « à apporter leur aide au processus de transition en cours » en Égypte, « en soutenant l'action de ceux et celles qui s'y inscrivent ». (CG)