Bruxelles, 28/01/2013 (Agence Europe) - Les présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Parlement, Martin Schulz, ont félicité, samedi 26 et dimanche 27 janvier, Milos Zeman pour son élection à la présidence de la République tchèque et rappelé son européisme.
M. Barroso et M. Schulz ont souligné que les citoyens de la République tchèque ont élu une personnalité qui, dans son précédent rôle de Premier ministre, a apporté une contribution significative à la transformation du pays et son adhésion ultérieure à l'UE. Rappelant les « solides références européennes » du nouveau président tchèque, M. Schulz s'est dit « convaincu » qu'il sera « un président de dialogue et de réconciliation, sous l'intendance duquel la République tchèque jouera un rôle important dans notre débat sur l'avenir de l'Europe ». Pour M. Barroso, dans un message adressé au nouveau président, M. Zeman va contribuer « de manière positive et constructive à notre effort commun pour relever les défis auxquels sont confrontés notre Union et nos États membres ». Les deux présidents se sont réjouis de leur coopération future avec M. Zeman. Seul le président du groupe S&D au Parlement européen, Hannes Swoboda, s'est montré un peu plus sceptique. Sur le réseau social Twitter, il a considéré que ces élections « ont porté davantage sur le passé que l'avenir ». « Mais Zeman est beaucoup plus européen que (l'ancien président Vaclav) Klaus », a-t-il reconnu. Ancien Premier ministre social-démocrate de 1998 à 2002, Milos Zeman a remporté les élections présidentielles tchèques avec 54,80 % des voix contre l'actuel ministre des Affaires étrangères, le conservateur Karel Schwarzenberg (45,19 %). Le taux de participation est d'environ 59 %. Ce président, le troisième depuis l'indépendance du pays en 1993, est le premier élu au suffrage universel direct et non par le Parlement. Âgé de 68 ans, cet économiste de formation, partisan de « l'économie sociale de marché », est aussi connu pour son discours jugé parfois populiste. Il a longtemps été jugé comme l'ennemi juré de l'ancien président, Vaclav Klaus. (CG)