login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10773
EMPLOI - SOCIAL / (ae) social

Andor, il faut protéger le financement des actions pour l'emploi

Madrid, 28/01/2013 (Agence Europe) - Il n'est pas suffisant de déplorer la situation sociale en Europe, il faut également entreprendre des « actions énergiques », a déclaré László Andor, commissaire européen chargé de l'Emploi, des Affaires sociales et de l'inclusion, lundi 28 janvier à l'occasion de la conférence organisée à Madrid pour les quarante ans de la Confédération européenne des Syndicats (CES). M. Andor a, entre autres, défendu le paquet pour l'emploi des jeunes mis sur la table en décembre dernier et a appelé les vingt-sept chefs d'État et de gouvernement a apporter une décision appropriée sur le Cadre financier pluriannuel, dans quelques jours, afin de soutenir les actions entreprises par la Commission. Toutes les mesures susceptibles de porter l'emploi doivent pouvoir s'appuyer sur un Fonds social européen solide, visible et doté d'un financement assuré pour la prochaine période de programmation, a-t-il estimé. M. Andor a également rappelé sa détermination à créer une dimension sociale au sein de l'UEM, dotée d'un outil de surveillance sociale au même titre que le mécanisme de surveillance macroéconomique. Et de promettre aux partenaires sociaux une plus grande implication dans le cadre du Semestre européen.

Le Grec Georges Dassis, président du Groupe des travailleurs au Comité économique et social européen (CESE), s'est étonné de la discordance entre les discours de M. Andor, dirigés vers les droits des travailleurs, et à l'opposé, celui de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI). Celle-ci n'a « que peu faire de l'Europe sociale et de la solidarité, à l'exception du FMI », a surenchéri David Begg, secrétaire général du Congrès irlandais des Syndicats. Un avis partagé par des représentants syndicaux venus de pays qui ne sont pas sous assistance financière, comme la Belge Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, qui s'est demandée quand le commissaire Andor serait mis sur un pied d'égalité avec le commissaire Olli Rehn, chargé des Affaires économiques et monétaires.

Cela s'accompagne, selon les syndicats, du triste choix de protéger les responsables de la crise. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a pour sa part réfuté « l'argument fallacieux selon lequel les réductions dans les dépenses publiques permettront de regagner la confiance des investisseurs ». Selon lui, les citoyens ont dû supporter beaucoup de coupes sombres, mais les investisseurs ne se pressent toujours pas aux portes de l'Europe. Et de lancer un appel au Conseil européen: « Il n'est pas suffisant de décréter qu'il faut dégager 120 millions pour la croissance, il faut aussi les investir concrètement dans des projets. »

Les syndicats se sont également inquiétés de la montée fulgurante de l'extrême droite dans plusieurs pays et de la distance prise par les citoyens vis-à-vis de l'UE, alors que, selon María Fátima Bánez García, ministre espagnole en charge de l'Emploi, c'est « dans ces moments difficiles que l'Union européenne est la plus importante. Nous avons besoin de plus d'Europe, de plus de solidarité ». (EL)

 

Sommaire

EMPLOI - SOCIAL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉDUCATION - CULTURE
INSTITUTIONNEL
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE