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Bulletin Quotidien Europe N° 10773
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) algÉrie

Crise des otages, Alger reconnaît des erreurs

Bruxelles, 28/01/2013 (Agence Europe) - Dimanche soir, deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept blessés dans une nouvelle attaque islamiste contre leur campement à Djebahia, dans la région de Bouira, à 125 km au-sud-est d'Alger. Deux jours plus tôt, tout en affirmant que « le bilan de l'intervention (des forces armées algériennes lors de la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas) était plus positif que négatif », Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères avait admis que des erreurs avaient été commises. « Nous sommes actuellement en train d'évaluer nos erreurs », a-t-il dit dans une interview accordée vendredi en marge du Forum économique mondial à Davos et rapportée par les medias algériens. Algérie-Focus relève notamment qu'il « s'agit d'une déclaration inattendue de la part d'un représentant de l'État algérien ». Ce média ajoute que le ministre a « reconnu que l'Algérie était dans l'impasse lors de la prise d'otages du complexe gazier d'In Amenas, estimant que la négociation ne pouvait résoudre cette situation inextricable ». M. Medelci a, selon la même source, également admis que l'Algérie avait besoin d'une aide extérieure pour se protéger contre la menace terroriste et qu'elle allait probablement renforcer la sécurité sur les sites où des multinationales exploitent les ressources en pétrole et en gaz.

En début de semaine dernière, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, avait appelé les pays arabes à se mobiliser contre le terrorisme et à ne pas confondre la lutte contre ce phénomène et les agressions contre l'islam: « Nous ne sommes pas devant une affaire d'islam, mais de terroristes, de mercenaires et d'existence même des pays musulmans. Nous devons protéger notre religion et notre civilisation que les terroristes sont en train de détruire. Comment imaginer que de tels actes soient commis au nom de l'islam ? »

Et de poursuivre: « Nous subissons les conséquences de ce qui se passe en dehors de nos frontières », allusion à la Tunisie dont plusieurs ressortissants composaient le commando terroriste, en plus du trafic d'armes provenant de Libye. M. Sellal a aussi répondu aux critiques arabes (notamment du président égyptien Morsi) contre l'autorisation de survol de l'Algérie par les forces françaises intervenant au Mali, autre « pays musulman » comme le soulignent des médias de pays du Golfe. « L'Algérie tient à l'intégrité et la souveraineté du Mali » et rappelle que « depuis le début de la crise, elle a encouragé la solution politique pour récupérer ceux qui étaient contre le pouvoir central au Mali, mais en parallèle elle n'a jamais écarté la solution militaire contre les terroristes parce qu'elle refuse que la région se transforme en 'Sahélistan' ». (FB)

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