Bruxelles, 28/01/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et plusieurs ministres des Affaires étrangères ont appelé au calme en Égypte, après des heurts à Port-Saïd, qui ont fait près de 50 morts et des milliers de blessés. « Fortement préoccupée par les affrontements violents en Égypte, l'UE demande instamment aux autorités égyptiennes de rétablir le calme et l'ordre, et appelle toutes les parties à faire preuve de retenue pour le meilleur intérêt du pays en cette période délicate de sa transition démocratique », a expliqué le porte-parole de la Haute représentante Catherine Ashton. Il a ajouté que l'UE prend note de l'appel du 27 janvier du président Morsi à un dialogue avec les principaux leaders de l'opposition et qu'elle appelle à ce que « des négociations aient lieu de manière ouverte et constructive pour surmonter la crise politique actuelle ». « Il est de la plus haute importance que la confiance de tous les Égyptiens dans le processus de transition soit rétablie », a-t-il conclu.
Le ministre des Affaires étrangères britannique pour le Moyen-Orient, Alistair Burt, a condamné le 26 janvier dans les termes les plus forts la violence, soulignant que « cela ne peut pas aider le processus de dialogue », qu'il considère comme « vital » pour l'Égypte. « Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à s'assurer que toutes les manifestations restent pacifiques », a-t-il indiqué dans un communiqué. Le ministre suédois, Carl Bildt a espéré « sincèrement que la société égyptienne pourra se réunir pour vraiment réaliser les objectifs démocratiques de la révolution ».
Des violences ont débuté le 26 janvier après la condamnation à mort de 21 supporters du club de football local d'Al-Masry pour leur implication dans la mort de 74 personnes après un match en février 2012 (EUROPE n° 10545). Le président égyptien, Mohamed Morsi, a décrété dimanche l'état d'urgence à Port-Saïd, Suez et Ismaïliya depuis et un couvre-feu. Il appelé à un dialogue national pour le 28 janvier, dialogue refusé par l'opposition. (CG)