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Bulletin Quotidien Europe N° 10749
INSTITUTIONNEL / (ae) italie

Soutien à Monti au Parlement, le PPE rejette tout populisme

Strasbourg, 11/12/2012 (Agence Europe) - Les chefs de file des groupes politiques européens jugent sévèrement les derniers remous politiques en Italie. Le Premier ministre Mario Monti a en effet communiqué son intention de démissionner, après que son prédécesseur, Silvio Berlusconi, ait annoncé qu'il se représenterait aux élections législatives annoncées pour février 2013. Rejetant tout populisme, le Parti populaire européen (PPE) s'est désolidarisé, mardi 11 décembre, des ambitions de M. Berlusconi, bien que son parti politique, le Parti de la Liberté, en soit membre.

Lors de la conférence de presse des groupes politiques du PE, Hannes Swoboda (S&D, autrichien) n'a pas mâché ses mots. Il a estimé que le nouveau coup de théâtre dont est coutumière la politique italienne était un « désastre » qui « nuit à l'image de l'Italie, surtout en bourse ». « Les Italiens doivent être bien informés: Berlusconi essaie de détruire la stabilité », a-t-il ajouté. Dans le même ton, le président du PPE, le Français Joseph Daul, a critiqué l'attitude de M. Berlsuconi. « Ce n'est pas de politique 'spectacle' dont nous avons besoin mais d'une gestion rigoureuse. Tous les partis membres du PPE considèrent comme une grave erreur d'avoir fait tomber le gouvernement de Mario Monti », a-t-il considéré. Tout en reconnaissant l'utilité de ce gouvernement minoritaire, le chef de file des Verts, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit, a pour sa part confirmé que des élections anticipées étaient nécessaires: « L'Italie est à la croisée des chemins, c'est à la société italienne de choisir ».

Pour le chef du groupe des eurodéputés italiens du Parti de la Liberté de Berlusconi, Mario Mauro, ces élections s'apparenteront plus à « un référendum non pas sur Berlusconi mais sur l'Europe ». « Nous sommes du côté de l'Europe. C'est ça aimer l'Italie, il n'y a pas d'autres options politiques » a-t-il affirmé, estimant que l'Europe n'était pas coupable des problèmes italiens. Et d'ajouter: « Le PPE décide de tenir la porte ouverte à tous ceux qui veulent garder ce socle européen, à tous ceux qui sont populaires et non populistes. Il faut que ce soit les principes populaires qui l'emportent ». M. Mauro a quand même évoqué ce « moment de folie » qui a provoqué la chute du gouvernement Monti. (MD)

 

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