Bruxelles, 11/12/2012 (Agence Europe) - Un nouveau pas vers la révision de la révision de la politique de l'UE en matière de qualité de l'air vient d'être franchi avec le lancement, mardi 11 décembre, d'une consultation publique sur la meilleure manière d'améliorer encore la qualité de l'air en Europe (EUROPE n° 10644). Lancée par la Commission européenne, cette consultation est la deuxième du genre. Elle comporte un bref questionnaire destiné au grand public, et une plus longue liste de questions réservées aux experts et aux médecins des administrations nationales, aux autorités locales et régionales, aux chercheurs, aux entreprises, aux parties prenantes et aux associations actives dans le domaine de la santé, de l'environnement ou autre, disposant d'une expérience dans la mise en œuvre de la législation de l'UE relative à la qualité de l'air.
Toutes les parties intéressées sont invitées jusqu'au 4 mars 2013 à donner leur avis sur les moyens d'assurer une pleine mise en œuvre du cadre législatif existant, de l'améliorer et de le compléter par des actions de soutien. Les résultats de la consultation contribueront à un réexamen global des politiques européennes relatives à l'air, prévu pour 2013. Cet exercice est la dernière étape du processus de consultation lancé en janvier 2011 et qui avait conduit à l'organisation de réunions régulières avec les États membres et d'autres parties prenantes ainsi qu'à une première consultation publique sur l'efficacité de la politique de l'UE et sur les priorités pour l'avenir. La Commission publiera bientôt les résultats d'une étude Eurobaromètre sur la qualité de l'air réalisée auprès de quelque 25 000 citoyens européens de 27 États membres.
La pollution de l'air et les menaces qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé humaine demeure préoccupante. En dépit des progrès accomplis au cours des dernières décennies grâce à la législation visant à réduire la pollution par le dioxyde de soufre, le plomb, les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et le benzène, les valeurs limites de sécurité sont régulièrement dépassées pour le smog d'été, l'ozone au niveau du sol, ainsi que les particules fines émises par le secteur des transports. Ces dernières sont particulièrement nocives pour la santé et constituent l'échec majeur de la politique de qualité de l'air de l'UE. (AN)