Bruxelles, 11/12/2012 (Agence Europe) - À l'heure où nous mettions sous presse, mardi 11 décembre, les ministres des Affaires européennes discutaient encore du processus d'élargissement, et en particulier de l'ouverture ou non des négociations d'adhésion avec l'ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym). Dans son rapport de suivi, publié le 10 octobre, la Commission européenne a recommandé pour la quatrième année consécutive l'ouverture de ces négociations, parallèlement à la poursuite des négociations sur le nom définitif du pays (EUROPE n° 10707). Une dizaine de pays seraient enclins à donner une date pour l'ouverture des négociations, l'Autriche en tête. Le secrétaire d'État autrichien Reinhold Lopatka a souligné, à son arrivée à Bruxelles que les négociations d'adhésion devaient commencer, qu'une date pour les négociations pour le début des négociations devrait être donnée, précisant que le pays est candidat depuis 2005 et remplit tous les critères. Au moins deux pays bloquent le processus. Lors des discussions, très tendues selon plusieurs sources, au niveau des ambassadeurs, la Grèce a campé sur ses positions, souhaitant un règlement de la question du nom avant l'ouverture des négociations. La Bulgarie, qui soutenait auparavant une date d'ouverture, a pour sa part effectué un revirement en raison de problèmes de voisinage liés à des réflexions nationalistes de Skopje envers Sofia (EUROPE n° 10723). Le bureau du président bulgare Rosen Plevneliev a d'ailleurs souligné, mardi avant que les discussions ne commencent au Conseil, que son pays ne soutiendrait pas une date pour le début des négociations, indiquant que le soutien bulgare à la candidature 'macédonienne' à l'UE était conditionné à leurs bonnes relations de voisinage.
Serbie et Kosovo en discussion. Lors de son arrivée au Conseil, la ministre des Affaires étrangères chypriote a précisé que deux paragraphes relatifs à la Serbie et au Kosovo devaient aussi être discutés. Le ministre tchèque Karel Schwarzenberg a souhaité que les ministres prennent une décision sur l'ouverture des négociations avec Belgrade, soulignant qu'il y a eu « de tels progrès dans les discussions avec le Kosovo ». (CG)