Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - Suivant la courbe ascendante du nombre de chômeurs dans l'UE, les dépenses pour la protection sociale des Vingt-sept sont passées d'une moyenne de 26,1 % du PIB en 2007 à 29,4 % en 2010. En termes nominaux, cela équivaut à une hausse de près de 10 %, souligne Eurostat, l'office statistique de l'UE.
Selon les dernières données publiées mardi 27 novembre, c'est la France, le Danemark et les Pays-Bas qui consacrent le plus à la protection sociale, respectivement 33,8 %, 33,3 % et 32,1 % du PIB. Comme le souligne Eurostat, « la moyenne de l'UE27 a continué de masquer de fortes disparités d'un État membre à l'autre ». Si la France consacre plus de 30 % de son PIB aux prestations sociales, tous comme six autres États membres, de nombreux pays de l'est de l'Europe, par exemple l'Estonie, la Pologne ou la Slovaquie ne le font qu'à hauteur de 18-19%. La différence dans le niveau de vie y joue certainement, mais les systèmes de protection sociale ne sont pas partout construits de la même manière, tout comme les pyramides démographiques sont hétérogènes, rappelle Eurostat.
La progression moyenne en termes nominaux entre 2007 et 2010 de 10 % reflète surtout la hausse dans les dépenses pour les prestations les plus importantes, comme les retraites, qui représentent à elles seules presque la moitié des dépenses totales, mais aussi les soins de santé (37%) et les allocations familiales (8%). Après avoir isolé les seules prestations de chômage (6% du total), l'augmentation dans cette période est de 33 %.
Cette dernière donnée est à l'image de la hausse du taux de chômage au cours de cette période et du maintien d'une part importante de la population active en dehors du marché du travail sur des périodes prolongées. Une tendance qui devrait se confirmer également pour les années 2011 et 2012, puisque le taux de chômage y a fortement augmenté, d'environ 1,3 % sur un an en moyenne dans l'UE. (JK)