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Bulletin Quotidien Europe N° 10741
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Japon, feu vert aux négociations de libre-échange

Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - Le mandat de négociation de la Commission inclut une clause de sauvegarde robuste pour les produits sensibles européens et une clause suspensive pour arrêter les pourparlers si le Japon n'assume pas ses engagements en matière de barrières non tarifaires.

Les ministres européens du Commerce, réunis le jeudi 29 novembre à Bruxelles, ont donné leur aval à l'ouverture de négociations pour un accord de libre-échange avec le Japon. Les directives de négociation de la Commission, présentées en juillet et qui prévoient la libéralisation progressive et réciproque des échanges de biens et services, de l'investissement et la levée des barrières non tarifaires, ont toutefois été amendées en substance par les États membres les plus prudents, emmenés par la France.

« Nous sommes pleinement conscients des sensibilités des États membres concernant l'accès au marché, et je suis convaincu que nous avons su trouver l'équilibre nécessaire dans ces directives de négociation que nous avons accepté de donner à la Commission », a commenté le ministre chypriote Neoklis Sylikiotis, président en exercice du Conseil, à l'issue des travaux.

Le commissaire Karel De Gucht s'est dit « satisfait » du feu vert donné par le Conseil. « Nous avons un mandat clair, qui fixe les objectifs de l'UE. Il établit un parallélisme clair entre l'élimination de nos tarifs et les barrières non tarifaires du Japon. Il prévoit en outre une clause de sauvegarde pour protéger les secteurs sensibles européens, ainsi qu'une clause suspensive qui arrête les négociations au bout d'un an si le Japon n'assume pas ses engagements à supprimer ses barrières non tarifaires », a-t-il expliqué.

M. De Gucht a annoncé une nouvelle avancée dans les engagements nippons, incluant la surpression de certaines barrières clés, comme les licences en matière de liqueur. « Une telle évolution nous a donné toutes les garanties que nous pouvions raisonnablement attendre avant d'ouvrir des négociations officielles. Aucun partenaire n'est allé aussi loin que le Japon avant de nous asseoir à la table des négociations. N'ayons pas de crainte, l'Europe n'est pas naïve, elle commence les négociations les yeux grands ouverts », a-t-il conclu, rappelant qu'un accord générerait 0,8 % de croissance de PIB et plus de 400 000 emplois pour l'UE. (EH)

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