Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE ont décidé, le 28 novembre, de prolonger de trois mois toutes les sanctions à l'encontre de la Syrie, dont l'embargo sur les armes, décision entérinée lors du Conseil « Commerce », le 29 (voir autre nouvelle). La prolongation s'applique jusqu'au 1er mars 2013. Cette décision, qui nécessite l'unanimité, a été prise sur proposition du Royaume-Uni, soutenu par la France. À l'origine, les États membres parlaient d'une prolongation d'un an.
« Les dirigeants européens ont accepté de renouveler l'embargo sur les armes pour trois mois, pas 12, afin de permettre à l'UE d'envisager des amendements à cet embargo pour autoriser éventuellement la mise en œuvre de formations et la livraison d'équipements non mortels tels que des gilets pare-balles aux rebelles syriens», a déclaré une porte-parole du Foreign Office britannique, le 28 novembre. « C'est une façon de dire fermement au président syrien Bachar al-Assad qu'aucune option n'est exclue et de souligner la nécessité d'un réel changement », a-t-elle ajouté.
Entre autres, en plus de l'embargo sur les armes, les importations de pétrole syrien, l'exportation de produits de luxe, le commerce d'or, de métaux précieux et de diamants avec les organismes publics et la Banque centrale sont interdits. La Banque centrale syrienne est aussi sujette à des sanctions. Les États membres ont l'obligation d'inspecter les navires et aéronefs s'il existe des motifs raisonnables de croire qu'ils transportent des armes, du matériel connexe ou du matériel susceptible d'être utilisé pour la répression interne. Les États européens ne peuvent pas fournir de nouvelles subventions et prêts concessionnels au gouvernement syrien. Les avoirs de 54 entités sont gelés, et le gel des avoirs et l'interdiction de visas pour le territoire européen concernent 181 personnes. (CG)