Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - La commissaire responsable de la stratégie numérique, Neelie Kroes, a rencontré, le 27 novembre, une délégation de PDG de plusieurs sociétés de télécommunications alternatives, membres de l'ECTA, afin de discuter de la croissance du secteur en Europe. Cette rencontre a eu lieu en marge de la conférence annuelle tenue par l'association européenne (26-28 novembre 2012). Les hommes d'affaires, PDG de Cyta Hellas, Hellas Online, Iliad, Netia, Play, Versatel, Voxbone et WIND Telecomunicazioni ont demandé à la commissaire d'assurer un environnement équilibré, pour l'édification des réseaux de nouvelle génération, qui respectent autant les intérêts des opérateurs historiques que ceux des opérateurs alternatifs. Et, plus particulièrement, de considérer à sa juste valeur, dans la recommandation à paraître prochainement sur les investissements dans ces réseaux, le rôle central que les nouveaux opérateurs ont joué dans le développement rapide du marché de l'Internet à grande vitesse. « Les opérateurs alternatifs ont non seulement été des innovateurs de produits leaders, mais ils ont également permis aux consommateurs d'avoir accès à la large bande, ce qui en retour a provoqué une croissance exponentielle du marché et une accélération des investissements dans la large bande (…) L'Europe se tire une balle dans le pied si cette croissance, source de dynamisme concurrentiel, était affaiblie au moment où nous espérons désespérément la croissance économique », a déclaré le président de l'ECTA, Tom Ruhan. La commissaire Kroes a promis d'assurer un environnement propice et équilibré: « Je veux assurer un accès réellement équivalent aux opérateurs alternatifs aux réseaux appartenant aux opérateurs historiques. C'est probablement la garantie la plus importante pour une concurrence durable. Globalement, je pense que la Commission soutient un ensemble équilibré de mesures, favorable à la concurrence et aux investissements », a-t-elle déclaré. Pour rappel, l'ECTA estime que les nouveaux opérateurs sont pénalisés par les prix excessifs demandés par les opérateurs historiques pour l'utilisation de leurs réseaux actuels, ce qui les empêche d'investir dans les réseaux en fibres. (IL)