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Bulletin Quotidien Europe N° 10741
SOCIAL / (ae) social

Examen annuel de la croissance, comment relancer l'emploi en 2013 ?

Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, mercredi 28 novembre, son dernier 'Examen annuel de la croissance' (AGS, voir autre nouvelle en rubrique Économie-Finances). Ce véritable 'guide pratique' des mesures que les États membres sont invités à mettre en œuvre en 2013 est destiné à tacler les conséquences de la crise économique et financière et à relancer la croissance et l'emploi. Le commissaire Laszlo Andor (Emploi, Affaires sociales et Inclusion) en a présenté les principaux ingrédients, en se focalisant sur un seul objectif - créer de l'emploi pour les quelque 25 millions d'Européens qui en sont aujourd'hui dépourvus.

La référence faite par M. Andor, au début de son intervention, à l'Autriche et son faible taux de chômage (4,4 %) n'a rien d'un hasard. Aux côtés de l'Allemagne, le modèle autrichien est souvent présenté comme une esquisse, un croquis qui laisse transparaître les principaux traits d'un modèle économique et social qui fonctionne et qui, de surcroît, est exportable et applicable dans le reste de l'UE. Alors certes « certains problèmes structurels sont bien connus (…), mais la plus grande part du problème que représente le chômage en Europe est le résultat d'une faible demande agréée (…), d'une absence d'investissements qui stimuleraient la croissance et d'un environnement peu favorable aux entreprises ».

Les mesures promues par la Commission peuvent donc être placées en plusieurs catégories, qui ont toutefois ce point en commun de vouloir marier flexibilité du marché du travail et protection sociale. Il y a d'une part les mesures incitatives pour les entreprises: diminuer la charge fiscale sur le travail, avec une attention particulière portée aux emplois peu rémunérés ; flexibiliser les contrats du travail, en réduisant les différences entre les protections offertes par les divers types de contrats (CDI, CDD, à temps partiel) ; réformer les systèmes d'indexation des salaires et adapter le salaire minimum en fonction de la productivité.

D'autre part, la Commission souhaite améliorer 'l'employabilité' des Européens, en insistant sur les moins de 25 ans, dont plus d'un sur cinq n'arrive par à entrer sur le marché de travail. Les mesures sont variées (apprentissages tout au long de la vie active, promotion des stages et de formations spécifiques), mais peuvent se résumer en la volonté de rendre l'offre adéquate aux critères actuels de la demande en terme de travail. Le volet de la protection sociale n'a pas été oublié. Celui-ci doit être adapté au contexte de la crise, en mettant en place des « stratégies d'inclusion active ». L'assistance sociale et les mesures incitatives au travail devraient être personnalisées, tout en soutenant « les plus vulnérables », à travers des services « de haute qualité et abordables ».

Si l'objectif est clair - diminuer le chômage, les moyens de l'atteindre sont multiples. Les gouvernements piocheront dans ce 'guide' à leur souhait, en gardant à l'esprit que cet objectif s'inscrit dans un ensemble plus vaste. Cet ensemble se matérialisera dans les six prochains mois dans les programmes nationaux de réforme (PNR), dont le but ultime est de trouver la recette, singulière pour chaque pays, qui permettra de conjuguer les mesures d'assainissement budgétaire avec des plans de relance de l'économie. Mais comme l'a remarqué M. Andor, toutes ces mesures peuvent s'avérer insuffisantes, voire inefficaces, car une des raisons à l'origine d'une faible demande agréée est tout simplement « le manque de confiance des investisseurs et des consommateurs en raison de la crise de la zone euro ». (JK)

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