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Bulletin Quotidien Europe N° 10741
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Les crimes de haine restent mal identifiés (FRA)

Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - L'Agence européenne des Droits fondamentaux ( FRA) a publié, le 27 novembre, deux nouveaux rapports dans lesquels elle constate que les « crimes de haine restent une réalité quotidienne dans l'UE », indique un communiqué de FRA, en l'occurrence des crimes, violences et délits motivés par le racisme, la xénophobie, l'intolérance religieuse, l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le premier rapport intitulé « Mettre en évidence les crimes de haine dans l'Union européenne: reconnaître les droits des victimes » évoque notamment les mécanismes officiels de collecte de données sur les crimes de haine dans les États membres de l'UE ; le second, « EU-MIDIS Données en bref, 6ème rapport: Les minorités en tant que victimes de la criminalité », rend compte des expériences de victimisation vécues par les répondants pour cinq types de crimes, allant du vol au harcèlement grave.

Selon ce dernier rapport, indique FRA, sur les 23 500 personnes interrogées, une personne sur quatre (24 %) déclare ainsi avoir été victime de ce type de crime au moins une fois lors des douze mois précédant l'enquête. Et en moyenne, 18 % des personnes roms et 18 % des personnes originaires d'Afrique subsaharienne interrogées ont indiqué avoir été victimes d'au moins un crime à caractère raciste au cours des douze derniers mois, souligne l'agence, ce qui fait d'eux les groupes les plus exposés aux crimes de haine. Selon les données de FRA, c'est en République tchèque que les Roms se disent le plus victimes de harcèlements graves ou d'agressions et les Somaliens y sont eux le plus confrontés en Finlande et au Danemark.

« Afin de lutter contre ces crimes de haine, l'UE et ses États membres devraient accroître leur visibilité et sanctionner les auteurs de ces crimes », recommande l'agence européenne. « Une plus grande volonté politique de la part des décideurs est nécessaire pour contrer les préjugés répandus à l'encontre de certains groupes et compenser les dommages causés. Les victimes et les témoins devraient dès lors être encouragés à signaler de tels crimes, et une législation devrait être adoptée au niveau national et au niveau de l'UE pour obliger les États membres à collecter et publier les données relatives aux crimes de haine. » Pour mieux amener les auteurs à répondre de leurs actes, les législateurs devraient également envisager des sanctions renforcées pour les crimes de haine afin d'insister sur la gravité de ces délits, tandis que les juridictions statuant sur ces affaires devraient juger les délits à caractère discriminatoire en public, dans le but d'indiquer clairement que ces délits donnent lieu à des condamnations plus sévères, poursuit l'agence.

Selon FRA, la moitié des pays membres tiennent des registres incomplets des crimes de haine et treize États n'avaient pu fournir que des « statistiques limitées » sur les crimes haineux liés à la race, la religion ou le sexe, notamment l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce ou la Hongrie. L'agence a d'ailleurs observé une absence totale de collecte de données en Roumanie. (SP)

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