Bruxelles, 29/11/2012 (Agence Europe) - Les États membres de l'Union européenne n'ont pas réussi à décider d'une position commune sur la résolution du président de l'Autorité palestinienne de faire reconnaître la Palestine comme État observateur des Nations Unies. Jeudi 29 novembre, quelques heures avant le vote, les États membres étaient très partagés. La France, l'Italie, la Belgique, l'Irlande et l'Espagne ont annoncé qu'elles voteraient en faveur de ce statut, ce que devraient aussi faire le Portugal, le Danemark, la Suède, l'Autriche, le Luxembourg, Malte et la Grèce. L'Allemagne, tout comme le Royaume-Uni, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et les États baltes devraient s'abstenir. Le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a précisé que si Berlin « partage l'objectif d'un État palestinien », « on peut douter du fait que l'étape visée par les Palestiniens serve le processus de paix ». Les Pays-Bas et la République tchèque pourraient voter contre.
Mais pour montrer tout de même un minimum d'unité, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, a publié un communiqué le 29 novembre, au nom des 27 États membres, en amont du vote. Dans sa déclaration, Catherine Ashton souligne que « l'UE a exprimé à plusieurs reprises son soutien et son désir que la Palestine devienne un membre plein des Nations unies dans le cadre d'une solution au conflit ». « Rappelant la Déclaration de Berlin de mars 1999, l'UE réaffirme qu'elle est prête à reconnaître un État palestinien quand ce sera approprié », ajoute Catherine Ashton.
« Après le vote (…), il est important pour toutes les parties et les acteurs concernés d'œuvrer pour un règlement du conflit avec un objectif renouvelé et un sentiment d'urgence », précise la chef de la diplomatie européenne, qui appelle toutes les parties à poursuivre les actions propices à un climat de confiance nécessaire pour aboutir à de véritables négociations. L'UE leur demande aussi de s'abstenir d'actions qui portent atteinte à la crédibilité du processus. « L'UE engage les deux parties à trouver des moyens constructifs pour surmonter les obstacles actuels à une reprise des négociations directes sans délai ni conditions préalables », indique encore la Haute représentante, au nom des 27. (CG)