Bruxelles, 16/02/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne n'a reçu que 18 réponses dans le cadre de sa consultation sur l'introduction d'euro-obligations qui permettraient de mutualiser une partie de la dette des pays de l'Eurozone. « Nous avons reçu seulement 18 réponses au questionnaire en ligne et dans la boîte électronique de la DG ECFIN. Ces réponses provenaient principalement de citoyens et dans une certaine mesure de différentes institutions », a admis la commissaire chargé de l'Agenda numérique Neelie Kroes, qui répondait mardi soir au nom de la Commission européenne à une question orale spécifique du Parlement européen. Réitérant la position de l'institution européenne, elle a estimé que les euro-obligations, ou 'stability bonds', sont susceptibles de produire des résultats « très tangibles et positifs » en matière d'intégration des marchés européens de capitaux. « Plus l'approche sera ambitieuse, plus les avantages seront élevés », a-t-elle indiqué. L'introduction de ces instruments financiers, qui ne constituent pas à eux seuls une solution immédiate à la crise de la dette souveraine, ne devrait pas affaiblir les efforts de consolidation budgétaire.
Dans une résolution adoptée mercredi, le Parlement européen estime que des travaux supplémentaires s'avèrent nécessaires concernant l'introduction d'euro-obligations, notamment sur la façon de rendre le système attrayant pour les pays notés AAA. Il reconnaît que l'émission commune d'obligations souveraines requiert une coordination plus forte des politiques budgétaires. Et de voir d'un bon œil la suggestion d'économistes allemands de mettre sur pied un fonds de rédemption qui gérerait la partie excessive (supérieure à 60% du PIB) de la dette des pays de la zone euro (EUROPE n° 10528). (MB)