Bruxelles, 03/02/2012 (Agence Europe) - Les propositions de la Commission européenne sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) témoignent d'un manque d'ambition et doivent aller plus loin pour mettre l'industrie agricole de l'UE à l'épreuve du futur, selon la chambre des Lords britannique.
La commission 'Union européenne' de la chambre des Lords du Royaume-Uni a écrit jeudi 2 février au commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos pour lui faire part de sa déception à cause du manque d'ambition des propositions sur la réforme de la PAC post-2013, tout en admettant que des changements positifs ont déjà été réalisés.
Lord Roper, le président de cette commission, a dit qu'il regrettait fortement le fait que la PAC semble avoir raté l'occasion d'introduire une nouvelle approche grâce à l'innovation. Il estime qu'en ces temps économiques difficiles, une plus grande perturbation des économies européennes pourrait rendre « obsolètes du jour au lendemain » la PAC et d'autres modèles budgétaires de longue date des modèles,
Dans sa lettre au commissaire, la commission UE de la Chambre des Lords salue le doublement proposé des crédits consacrés à la recherche et à l'innovation dans l'agriculture, mais est déçue qu'aucune réduction substantielle du budget agricole n'ait été proposée. Elle préconise aussi des mesures temporaires de gestion des risques imprévisibles (mauvaises conditions climatiques, maladies animales ou des végétaux, parasites…). Cette commission critique aussi les mesures de verdissement des aides agricoles. Elle estime qu'elles manquent de flexibilité, qu'elles doivent être mises en œuvre au niveau national ou régional et qu'il faut déjà reconnaître les efforts substantiels déjà réalisés par les agriculteurs européens (pour préserver l'environnement). (LC)