Bruxelles, 03/02/2012 (Agence Europe) - Selon l'European Council on Foreign Relations (ECFR), l'influence de la politique étrangère de l'UE et de ses États membres dans le monde a diminué en 2011, par rapport à 2010. Pour le think tank, qui a fondé son « Scoreboard » sur des critères politiques, la crise financière a conduit à une « perte sévère » du soft power. « L'UE est perçue comme moins attrayante pour ceux qui veulent se joindre ou copier son modèle multinational », souligne-t-il. Il précise aussi que la crise a limité la capacité de l'Europe à réagir au 'printemps arabe'.
Pour le think tank, en 2011, l'Europe a été la plus performante dans la libéralisation du commerce avec la Russie, les relations avec les États-Unis sur l'Iran et la prolifération nucléaire, ou encore sur le changement climatique. Elle a été la moins efficace dans l'état de droit et les droits de l'homme en Chine, sur les relations avec la Chine au sujet du Dalai Lama et du Tibet, sur les relations bilatérales avec la Turquie ou encore sur les relations avec celle-ci sur la question chypriote.
L'ECFR relève aussi que l'Allemagne ne reste plus en retrait de la France ou du Royaume-Uni sur les questions de politique étrangère mais est considérée comme « un leader » dans les régions plus que tout autre pays, même s'il considère que Berlin a été « paresseuse » sur plusieurs terrains, dont la Libye, ce « qui indique que l'Allemagne suit de plus en plus ses propres intérêts nationaux ». Le think tank souligne que des nouveaux pays leaders dans la politique étrangère émergent, comme la Suède, ou la Pologne.
L'étude est disponible sur: http://www.ecfr.eu/scorecard/2012 (CG)