Bruxelles, 03/02/2012 (Agence Europe) - Si la crise a affecté le trafic aérien de fret en 2011, ce n'est pas le cas du trafic passager qui a pour sa part augmenté dans le ciel européen. Il ne faut pas s'attendre à la poursuite de cette tendance en 2012 au vu des taxes imposées au secteur et du prix du carburant, avance le secteur.
Le Conseil international des aéroports (ACI Europe) a publié le 2 février les chiffres du trafic aérien en Europe pour l'année 2011, en comparaison avec l'année précédente. La bonne nouvelle est que le nombre de passagers voyageant par l'air à augmenté de 7,3%. Le fret reste quant à lui en marge avec une croissance de 1,4% seulement. Le trafic du fret avait débuté une année 2011 sur des chapeaux de roue, mais la crise a rattrapé le secteur en seconde partie d'année ; il a alors connu une croissance négative. Le directeur général d'ACI Europe, Olivier Jankovec, voit dans les 100 millions de passagers supplémentaires qui ont volé en Europe la démonstration que « le trafic aérien montre une fois de plus sa résilience à un climat économique difficile ». Cependant avec des aéroports russes et turcs qui, entre autres, présentent la plus forte progression de trafic passager, M. Jankovec souligne que « ces performances cachent un écart significatif entre les aéroports UE et non-UE, avec la croissance des derniers qui double ».
L'année 2012 ne devrait pas connaître de si bons résultats avance-t-il cependant car la crise européenne aura des conséquences sur les perspectives de croissance aussi ailleurs, mais surtout il pointe du doigt « le prix du carburant et les taxes nationales sur l'aviation qui devraient limiter la volonté d'ajouter de la capacité. De plus, les coûts d'achat des permis d'émissions sous l'ETS européen commence à se refléter sur les prix des compagnies aériennes ». (MD)