Bruxelles, 03/02/2012 (Agence Europe) - Le transfert des résidents du camp irakien d'Achraf, vers un autre camp près de Bagdad, baptisé « Liberty camp » peut commencer, a annoncé le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Irak (Unami), Martin Kobler, jeudi 1er février. Le camp « est prêt à accueillir la première vague de résidents » du camp d'Achraf, qui sera définitivement fermé en avril, a-t-il expliqué. « Il faut les encourager a sauter le pas », a-t-il ajouté, précisant que « ce déménagement est facultatif, c'est à la discrétion de chacun de déménager ». Il a rappelé que les autorités irakiennes ont le devoir d'assurer la sécurité des habitants.
L'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), principale composante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui contrôle le camp, conteste les conditions d'hébergement dans le nouveau camp. « Il n'y a pas d'eau potable, les résidents n'ont pas le droit d'entrer et de sortir librement, d'avoir accès à des avocats, ou aux services médicaux », affirme l'OMPI. Selon le CNRI, Liberty est encerclé de murs de béton et des militaires irakiens seraient dans et à l'extérieur du camp.
Le camp est transitoire, pour laisser le temps au Haut commissariat aux réfugiés d'étudier le statut des résidents d'Achraf et leur permettre d'obtenir celui de réfugié, pour qu'ils puissent quitter le pays. « La finalité ultime est le relogement des habitants dans des pays tiers », a expliqué M. Kobler, appelant les Européens à les accueillir. « Chaque cas sera étudié de manière individuelle et approfondie », a complété le conseiller spécial des États-Unis pour le camp d'Achraf, Dan Fried. « La Haute représentante va continuer à traiter de cette question pour que les États envisagent la possibilité d'accueillir les résidents », a ajouté le directeur pour le Moyen-Orient et le voisinage du sud, du Service européen pour l'action extérieure, Hugues Mingarelli. (CG)