Bruxelles, 30/01/2012 (Agence Europe) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé, vendredi 27 janvier, à huis clos, des négociations sur un nouveau projet de résolution condamnant la situation en Syrie, projet que la France et le Royaume Uni espèrent mettre au vote cette semaine, après que le secrétaire général de la Ligue arabe et le Premier ministre du Qatar aient informé le Conseil de la situation en Syrie, ce mardi.
Le projet de résolution, initié par la France, l'Allemagne, le Royaume Uni et plusieurs pays arabes, a été officiellement présenté par le Maroc. Le texte, qui approuve le plan de transition arabe, demande le départ de Bachar El Assad et la mise en place d'un « gouvernement d'union nationale provisoire » pour préparer les élections et promulguer des réformes sur la sécurité.
L'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud a déclaré qu'il s'attend à ce qu'« un processus de négociation très ferme » sur le texte commence dès mercredi entre ambassadeurs. « Nous espérons que les membres du Conseil saisiront cette nouvelle opportunité et trouveront un terrain d'entente », a souligné son homologue allemand Peter Wittig.
Opposition russe
Mais déjà la Russie a exprimé son opposition au projet, soulignant qu'il est « inacceptable » dans sa version actuelle. Moscou veut un processus politique mené en Syrie, et non pas « les résultats imposés par une Ligue arabe d'un processus politique qui n'a pas encore eu lieu » ou un « changement de régime » sur le modèle libyen, a expliqué l'ambassadeur de la Russie après de l'ONU, Vitaly Churkin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a précisé que la résolution ne contient « aucune considération fondamentale pour notre position » et qu'il manque « les aspects clés qui sont fondamentaux pour nous ». (CG)