Bruxelles, 30/01/2012 (Agence Europe) - Les deux roues motorisées veulent être perçues comme des contributeurs positifs à la mobilité, alors même que leurs ventes sont au plus bas. L'association des fabricants de motocycles (ACEM) s'est réunie à Bruxelles le 24 janvier, et a voulu démontrer ses atouts dans les défis actuels liés à la mobilité, et demander un soutien politique dans un contexte de crise pour l'industrie.
En 2011, la vente de motos, et engins associés, a fortement chuté. Avec 1,7 million de véhicules vendus l'année passée, l'industrie a connu ses moins bonnes performances de toute la décennie. Pourtant, les deux roues motorisées sont en mesure de répondre aux problèmes posés par la mobilité actuelle. L'ACEM estime que l'industrie, en produisant des véhicules plus petits, légers et spécialisés, peut faire la différence pour réduire les embouteillages, le manque de parkings, et améliorer la qualité de l'air. L'agence de consultance Transport & Mobility Leuven quantifie que 10% de voitures remplacées par une moto ou un scooter équivaudraient à 40% de congestion en moins, avec des résultats notables sur l'environnement.
« Ces véhicules s'avèrent des instruments utiles pour une mobilité durable, dans le contexte des objectifs en matière de transport de l'Union européenne », fait valoir Hendrik von Kuenheim, le président de l'ACEM et PDG de BMW Mottorad. « Cependant, un soutien politique fort est nécessaire pour développer davantage cette réalité et mettre sur le marché des produits encore plus innovants. Ce soutien devrait passer par une pleine reconnaissance de nos produits comme des contributeurs positifs à la mobilité ». Tel est le message qu'il adresse aux institutions européennes. (MD)