Bruxelles, 30/01/2012 (Agence Europe) - Le secteur de la croisière veut montrer patte blanche en entamant une évaluation interne des procédures de sécurité à bord, alors que la Commission entend tirer les leçons du naufrage du Concordia dans la révision des législations européennes en matière de sécurité maritime des navires à passagers (EUROPE n° 10536).
À peine un mois après le naufrage du bateau de croisière « Costa Concordia » le long des côtes italiennes, le 13 janvier dernier, qui a fait 17 morts et 15 disparus, l'industrie des lignes de croisière se remet en question. Le Conseil européen des croisières (ECC) a annoncé le 27 janvier entamer un examen approfondi des facteurs humains et des aspects opérationnels de la sécurité maritime au sein du secteur, afin aussi de mieux comprendre les éléments qui ont contribué à la catastrophe du Costa Concordia. L'évaluation spontanée porterait sur les pratiques de sécurité des compagnies de croisière membres d'ECC, et sur leurs procédures relatives à la navigation, l'évacuation et les formations aux situations d'urgence. Les résultats pourraient mener ECC à formuler des recommandations à l'Organisation maritime internationale (OMI) pour poursuivre l'amélioration de la sûreté de la navigation.
Dans le cadre de la révision des normes de sécurité maritime, à la lumière de la catastrophe, le commissaire européen en charge du transport Siim Kallas avait annoncé son intention de consulter le secteur ; il rencontrera une délégation d'ECC le 2 février prochain. (MD)