Bruxelles, 30/01/2012 (Agence Europe) - Le programme d'échange d'étudiants Erasmus fête cette année son 25ème anniversaire. Depuis 1987, près de trois millions d'étudiants ont pu faire une partie de leurs études ou effectuer un stage à l'étranger grâce à lui. À cette occasion, 66 « ambassadeurs Erasmus » assisteront aux événements organisés dans les pays participant au programme ainsi qu'à la conférence organisée par la présidence danoise, le 9 mai prochain, à Copenhague. Soit un étudiant et un membre du corps professoral pour chacun des 33 pays. « Erasmus est l'une des grandes réussites de l'Union, celui de nos programmes qui est le plus connu et le plus populaire », a souligné la commissaire responsable de l'éducation Androulla Vassiliou. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso s'est félicité des retombées « extraordinaires » du programme pour l'économie européenne tout entière, parce qu'il « favorise un enseignement de qualité et la modernisation de l'enseignement supérieur, parce qu'il resserre les liens entre milieux universitaires et employeurs ». Le programme Erasmus favorise également la mobilité des travailleurs européens, une qualité essentielle pour le marché de l'emploi de demain, car les étudiants qui ont étudié à l'étranger ont, plus tard, moins de réticences à travailler à l'étranger, ont souligné M. Barroso et Mme Vassiliou.
« Erasmus change les vies et ouvre les esprits depuis un quart de siècle ». Tel est le slogan choisi pour fêter le 25ème anniversaire d'Erasmus. L'occasion de faire un bilan: au cours de l'année 2011-2012, plus de 250 000 étudiants tireront profit d'Erasmus. Les destinations les plus prisées devraient être l'Espagne, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie. L'UE a alloué environ trois milliards d'euros à Erasmus pour la période 2007-2013. Pour rappel, la Commission a proposé de fusionner les sept programmes actuels en matière d'éducation, de formation, de jeunesse et de sport au sein d'un seul programme, « Erasmus pour tous ». L'objectif est d'avoir une efficacité accrue, de faciliter les demandes de bourses, de réduire les doubles emplois et le morcellement. La proposition est actuellement soumise à l'examen des États membres et du Parlement européen, qui se prononceront sur son budget. (IL)