Bruxelles 10/11/2011 (Agence Europe) - Plus de 203 millions d'euros ont réservés mercredi 10 novembre par l'UE dans son projet de budget 2012 pour soutenir des programmes d'éradication, de contrôle et de surveillance des maladies animales et des zoonoses. Et sur ce montant, 11,5 millions d'euros seront affectés à l'appui aux mesures et programmes de vaccination d'urgence contre des maladies animales dans 9 États membres (Allemagne, Autriche, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pologne, Pays-Bas, Suède). Ainsi en ont décidé les représentants des États membres réunis au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'UE en donnant leur aval à des propositions de la Commission européenne.
11,5 millions d'euros, c'est relativement peu (45 millions d'euros de moins qu'en 2011). C'est, selon John Dalli, commissaire européen à la Santé et aux consommateurs, le signe des succès engrangés par ces programmes d'éradication des fléaux que sont la salmonellose, les encéphalopathies spongiformes transmissibles (TSE), la maladie de la « langue bleue » (fièvre catarrhale ovine), la fièvre aphteuse, la tuberculose et la brucellose. Dans un communiqué, il s'en réjouit et précise: « Conscient des contraintes budgétaires actuelles, la Commission a fait son possible pour préserver cette aide, en particulier dans les domaines où des difficultés persistent et pour préserver le niveau de vigilance en faveur d'une meilleure protection des consommateurs ».
Ainsi donc, en 2012, 138 programmes annuels ou pluriannuels, dûment sélectionnés, seront éligibles à un cofinancement de l'UE. L'éradication de la tuberculose bovine dans cinq États membres se taillera la part du lion, avec 65 millions d'euros. 54 millions d'euros sont réservés pour poursuivre l'appui aux États membres dans les efforts qu'ils déploient pour combattre les TSE. 7 millions d'euros seront alloués à l'éradication de la maladie de la langue bleue (contre 16,2 millions en 2011 et 97 millions en 2010), 3,7 millions sont réservés pour venir à bout de la fièvre porcine classique. Un enveloppe de 2,3 millions est réservée pour la lutte contre la grippe aviaire (chez la volaille et les oiseaux sauvages). S'agissant de la rage, le niveau de cofinancement sera maintenu en 2012 pour soutenir les États membres dans leurs derniers efforts pour l'éradiquer, et pour des campagnes de vaccination dans les pays tiers (Bélarus, Ukraine et Russie). L'éradication de la salmonellose, en déclin constant depuis cinq ans, bénéficiera d'un appui financier de 16 millions d'euros. (AN)