Strasbourg, 29/09/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne n'estime pas nécessaire, à ce stade, de mener une enquête spéciale sur le travail forcé des enfants dans l'industrie du coton en Ouzbékistan, comme le lui ont demandé en juin dernier des ONG de défense des droits de l'Homme, dont la requête avait été relayée au Parlement par un groupe de députés de différents bords politiques, qui ont appelé Karel De Gucht à la mi-juin à suspendre les préférences accordées par l'UE à l'ex-république d'URSS, si les allégations sont prouvées. En vertu du système de préférences généralisées de l'UE (SPG), le troisième producteur mondial de coton obtient un accès préférentiel au marché communautaire pour ses exportations. « Nous sommes à ce stade d'avis qu'il n'est pas nécessaire de lancer une enquête spéciale sur l'Ouzbékistan, parce que nous sommes dans le 'temps additionnel' de l'actuel SPG. Évidemment, nous aborderons la question dans le nouveau règlement, et il est clair que nous devons suivre attentivement la situation en Ouzbékistan. Nous continuons d'insister pour que [Tachkent] prenne les mesures nécessaires, mais nous n'avons pas l'intention de lancer une enquête distincte maintenant, parce que l'actuel SPG expire d'ici fin 2012 », a expliqué le commissaire au Commerce, qui répondait aux questions du Parlement européen, mardi 27 septembre à Strasbourg. (EH)