Bruxelles, 18/07/2011 (Agence Europe) - Les 27 pays de l'Union européenne doivent faire plus d'efforts en ce qui concerne la réinstallation des réfugiés bloqués actuellement à la frontière entre la Libye et la Tunisie, réfugiés qui ne peuvent rentrer dans leur pays d'origine. Cet appel est celui des six eurodéputés partis entre le 13 et le 16 juillet visiter des camps de réfugiés, notamment le camp de Shousha qui abrite 3700 personnes originaires de 22 pays différents, comme le Soudan, l'Érythrée ou l'Éthiopie, explique la délégation dans un communiqué de presse. La délégation était composée de Simon Busuttil (PPE, maltais), Claude Moraes (S&D, britannique), Judith Sargentini (Verts/ALE, néerlandaise), Agustín Díaz de Mera (PPE, espagnol), Nathalie Griesbeck (ADLE, française) et Sylvie Guillaume (S&D, française). Elle a rencontré à la fois des officiels tunisiens ainsi que les agences internationales comme le HCR. Une visite qui doit « servir de leçon » aux États membres et aux ministres de l'Intérieur qui se réunissaient lundi 18 juillet à Sopot en Pologne, indique la délégation. Elle se dit par ailleurs déçue de « la faible réponse des Européens » en comparaison avec les efforts de réinstallation fournis par la Norvège, les États-Unis ou le Canada ou même ceux de la Tunisie. Ce pays, en pleine reconstruction, a accepté d'abriter un grand nombre de réfugiés sur son territoire. (S.P.)