Bruxelles, 18/07/2011 (Agence Europe) - La Commission Arc Atlantique de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) se montre inquiète pour l'avenir de la pêche dans les régions maritimes. Elle estime que les propositions de la Commission européenne sur la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), présentées mercredi 13 juillet, ne répondent pas aux attentes des régions maritimes.
« Après deux ans de concertation entre Commission européenne, États membres, ONG et représentants du secteur de la pêche, aujourd'hui nos attentes n'ont pas été satisfaites car les solutions proposées en termes de modernisation, innovation et sécurité à bord ne sont pas à la hauteur des besoins de la flotte européenne », a affirmé Rosa Quintana Carballo, ministre pour la mer de la région Galice (en Espagne). Elle regrette aussi l'absence d'aides explicites à toutes les activités de pêche durables, y compris la pêche artisanale.
La CRPM pense que les mesures de sélectivité des engins de pêche (comme les filets) sont essentielles pour réduire les rejets, mais que le débarquement de toutes les captures (interdiction des rejets, comme demandée par la Commission) pose un certain nombre de problèmes. Les régions maritimes craignent que les débouchés économiques (transformation en farines animales) proposés par la Commission européenne pour les poissons trop petits ne permettent pas de répondre à l'objectif environnemental. Elles regrettent également le modèle de gouvernance proposé puisqu'il correspond à une « renationalisation de la PCP ne donnant pas la possibilité aux régions de jouer un rôle à la hauteur des enjeux socio-économiques qu'elles représentent dans le secteur européen des pêches ». Leur absence des comités consultatifs régionaux (CCR) en tant que membres de droit en est une illustration.
Isabelle Thomas, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, s'attendait à ce que la Commission introduise un « référentiel de pêche durable ainsi qu'un cadre législatif pour la création d'un label de qualité de l'UE pour les produits de la pêche, de la conchyliculture et de la pisciculture ». La CRPM demande aussi que les importations de poissons en Europe soient soumises aux mêmes exigences sanitaires et environnementales que les produits européens. (L.C.)