Bruxelles, 18/07/2011 (Agence Europe) - Dans leur réponse à la consultation sur les possibilités de pêche pour 2012, l'association des Organisations nationales d'entreprises de Pêche de l'UE (Europêche) et le groupe de travail pêche de la COGECA jugent inacceptables la proposition de la Commission de réduire de 25%, voire plus, les TAC (totaux admissibles de captures) quand les avis scientifiques font défaut, l'objectif ferme et sans souplesse d'atteindre le RMD (rendement maximal durable) pour toutes les espèces de poisson d'ici 2015 (alors que l'accord international de Johannesburg de 2002 se réfère aux stocks épuisés et évoque un objectif à atteindre si possible en 2015), l'absence de mesures d'accompagnement socio-économiques.
« Les mesures préconisées par la Commission sont disproportionnées, punitives et inéquitables. Elles conduiront immanquablement à une forte réduction du nombre d'emplois à court terme dans toute la filière », expliquent les organisations dans un communiqué.
Europêche et la COGECA se félicitent de la déclaration de la Commission selon laquelle l'état des stocks dans les eaux de l'UE s'améliore. À cet égard, il y a lieu de constater qu'en dépit des demandes pressantes du secteur, « l'on n'a toujours pas entrepris les efforts nécessaires pour améliorer la situation des données et présenter des évaluations des stocks suffisantes ». Par ailleurs, selon ces organisations, la référence faite une nouvelle fois à la surcapacité « de la flotte de l'UE » n'est pas appropriée, dans la mesure où il existe des segments de pêche distincts dans chaque État membre qui présentent une relation différente selon les ressources.
Selon les dires de la Commission, « tous les stocks connus en mer du Nord (…), à l'exception de la plie, de l'églefin et du hareng sont affectés par la surpêche (…) ». Les organisations précisent que le hareng est fortement sous-exploité et que la langoustine n'est pas surexploitée. Enfin, Europêche et la COGECA se prononcent en faveur de l'extension des plans de gestion pluriannuels à toutes les pêcheries, moyennant des avis scientifiques solides et la consultation approfondie des parties prenantes dans leur préparation, afin de garantir la prise en compte de leurs conséquences économiques et sociales au-delà des aspects environnementaux. (L.C.)